« Nous n'héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l'empruntons à nos enfants » ainsi s'exprimait Antoine de Saint-Exupéry. Cette conscience écologique est au cœur de la fête du timbre 2011 qui est organisée depuis 1938 par la Fédération française des associations philatéliques avec le concours fidèle de La Poste. La Fédération regroupe 650 associations réunies dans 23 groupements régionaux et un groupement d'associations de collectionneurs spécialisés. Cette année est celle de l'innovation et des surprises dans 107 villes de l'Hexagone. Le développement durable a inspiré tous ceux qui ont fédéré leur énergie pour que cette fête soit réussie. La Poste a tenu à respecter les règles qui ont été définies dans la charte de la philatélie de 2009. C'est la raison pour laquelle la fête s'articule autour de quatre catégories de créations. Comme à son habitude, la Marianne est au rendez-vous de l'événement. Sur une création d'Yves Beaujard, le timbre vertical 40 x 26 mm d'une valeur faciale de 0,58 euro, est illustré d'une main qui plante un semis et est une ode à la protection des cultures. On y joint cette référence du livre de la Genèse : « Dieu ordonna à l'homme de cultiver la terre, de la garder et de jouir, avec discernement de ses richesses ».
Odeur de fraise
Le timbre commémoratif est une révolution. Ce n'est pas le fait que le choix se soit porté sur l'estampe de botanique « fraisier rubis » issue du fond du Muséum national d'histoire naturelle qui surprend que cette faculté à imprimer un minibloc qui dégage une authentique odeur de fraise mure à point ! Cette œuvre réalisée par le peintre Alfred Riocreux et gravée par Philibert Picart est une petite merveille et, à cette occasion La Poste réaliser une première mondiale en imprimant en taille-douce le recto/verso de ce bloc feuillet ! Mis en page par Stéphanie Ghinéa sur une gravure de Pierre Bara, ce minibloc 105 x 71,5 mm comprenant un vertical 52 x 40,85 mm d'une valeur faciale de 2 euros est un vrai petit bijou.
S'ajoute à cette journée extraordinaire, un timbre d'écriture dénommé « le timbre fête la terre ». Pour ce faire, ce sont neuf artistes qui ont contribué à la naissance de douze timbres. le résultat est un carnet d'autocollants qui évoque de manière originale la terre nourricière. Les créateurs ont laissé aller leur imagination. Ce qui fait que leur représentation de la nature et des fruits et des légumes peut en surprendre plus d'un.
Pour la première fois au monde, ce carnet est réalisé en papier coton et labellisé « courrier responsable ». Sur la ligne supérieure on découvre les œuvres d'Henri Galeron, Corinne Salvi, Christelle Guénot, Elizabeth Maupin et Jacqueline Duhême tandis que sur la ligne inférieure on a également de gauche à droite, des représentations de Coronne Salvi, Catherine Dubreuil, Martin Jarrie, Henri Galeron, Martin Vial, Emmanuelle Houdart. Les douze timbres sont des horizontaux 38 x 24 mm et affiche la mention « lettre prioritaire 20 g France ». Ce carnet vaut 6,96 euros.
Prenez-en de la graine
Une autre première mondiale et sans doute la plus spectaculaire est la sortie d'un collector de dix timbres dont cinq d'entre eux sont des timbres à semer ! Les graines qui ont été retenues sont utiles à la préservation de l'écosystème. C'est ainsi qu'on aura une graine de coquelicot, une de basilic, une d'anthémis, une d'arbre à papillon et enfin une de lavande. Ces timbres sont selon l'expression : « éco-conçus ». Tout est bio dans leur réalisation : le papier, la colle, les capsules des graines et les graines ! Si cinq plantes sont mises en valeur, elles bénéficient chacune de deux timbres horizontaux avec la mention « lettre prioritaire 20 g ». Ce collector est d'une valeur de 9,90 euros. De charmants commentaires accompagnent chaque plante. C'est ainsi qu'on rappelle que l'arbre à papillons dégage un délicieux parfum de miel et qu'il est un excellent pollinisateur tandis que le basilic planté près des tomates en éloigne les maladies et que le coquelicot également amateur de soleil a beaucoup de grâce !
La fête du timbre, qui a débuté hier, se poursuit ce dimanche 27 février : E.S.C.A.L. 63, rue Sérurier à Laon ; Palais de Fervaques, rue Victor Basch à Saint-Quentin ; salle de Nevers, palais de Nevers à Charleville-Mézières ; Maison des activités associatives, 125, avenue Robert Schuman à Troyes ; salle municipale Saint-Thierry, rue Saint-Thierry à Reims.
Textes : Hervé Chabaud
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