À François-1er, un atelier mis en place l'an dernier permet aux lycéens de préparer Sciences-Po. Ils sont dix à s'être lancés dans l'aventure cette année.
ILS y arriveront peut-être… ou peut-être pas. Mais au moins auront-ils tout tenté pour intégrer l'institut de leurs rêves : Sciences-Po.
Ils sont dix élèves de terminales S et ES de François-1er, à s'être inscrits cette année à l'atelier de préparation à l'entrée à l'Institut d'études politiques, proposé par le lycée depuis l'an dernier grâce à une convention de partenariat signée entre l'Académie et l'IEP. Certains ne sont là que pour assouvir leur soif de culture générale. D'autres sont prêts, à 17 ans, à bûcher sans relâche pour intégrer ce temple de l'élitisme républicain, avec le soutien de Christelle Colson, professeur de sciences économiques et sociales à François-1er. Ils espèrent ainsi rejoindre Nadia Nait Daoud et Anne-Lise Bouché, les deux lycéennes vitryates admises l'an dernier à l'IEP. « Elles sont très heureuses de leurs études, souligne Mme Colson, Anne-Lise est venue déjeuner avec nous récemment pour partager son expérience et montrer que c'est possible ! »
Égalité des chances
Cette année, l'aventure a débuté différemment puisque ce sont seize élèves qui ont sauté le pas en début d'année pour participer à une série d'ateliers sous forme de conférences consacrées à la présentation des presses européennes, des grands enjeux géopolitiques du monde actuel, des conflits militaires etc. Seuls dix élèves ont décidé d'aller jusqu'au bout et de se lancer dans la rédaction, pendant six semaines, d'un dossier de presse (deux heures toutes les deux semaines) qu'ils présenteront à un jury interne au lycée en mai prochain. C'est ce jury qui leur donnera le feu vert pour tenter le concours de Sciences-Po.
« Mais je ne travaille pas que pour les dix élèves qui sont là, tempère Mme Colson, qui emmènera sa troupe visiter l'IEP de Paris le 11 mars. Nous comptons beaucoup sur l'effet de contagion, notamment auprès des élèves de seconde. L'idée est d'insister sur l'égalité des chances, de leur montrer qu'il y a des élèves qui travaillent, qui ont envie d'aller loin, qu'on peut préparer de grands concours à Vitry. » Les premières, eux, l'ont déjà compris, car certains d'entre eux réalisent déjà un mini-dossier de presse avec leur professeur Sébastien Thomas, nourris par l'envie d'intégrer l'IEP. D'ici là, certains changeront d'avis. D'autres, déterminés, tenteront le tout pour le tout. Et prouveront à tous, comme l'ont fait Anne-Lise et Nadia avant eux, qu'à Vitry, on peut réussir.
Marion DARDARD