Pas malheureux au tirage, Reims a évité Lille et le Paris SG, pour s'offrir un quart jouable à Delaune face à Nice.
Après leur précieuse victoire, samedi, aux dépens de Sochaux (1-0), les Niçois s'étaient laissés aller au petit jeu des pronostics. Leurs souhaits étaient unanimes : peu importe l'adversaire, pourvu que le match ait lieu au stade du Ray.
Et ben, raté ! Amélie Mauresmo et Claude Onesta, préposés au tirage des quatre matches programmés les 1er et 2 mars, ont offert aux Rémois un nouvel adversaire de Ligue 1. Comme Montpellier en 32es de finale, c'est une formation du Sud, l'OGC Nice, qui foulera la pelouse du stade Delaune.
A croire les Stadistes contactés hier soir, le challenge semble intéressant. « On peut être satisfaits, a expliqué Hubert Fournier, qui craignait un nouveau déplacement engendrant de la fatigue supplémentaire à une période cruciale de la saison. Pour une fois, nous n'avons pas trop à nous plaindre. Ce match promet de donner lieu à une nouvelle belle soirée, comme ce fut le cas samedi face au Havre ».
L'entraîneur champenois souhaite revivre des grands moments d'émotion. « On sent qu'il se passe quelque chose avec notre public, poursuit-il, peut-être a-t-il découvert que les joueurs cultivent de vraies valeurs de solidarité, de courage et d'abnégation ».
Similitude géographique, mais aussi de profils entre Montpellier et Nice : « Ces deux équipes se ressemblent un peu », reconnaît Fournier, sans penser à une issue aussi favorable. « Ce sera un autre match ».
Destins communs
Mais comme le reconnaissent certains Stadistes, l'OGC Nice n'est pas non plus un foudre de guerre. « C'est sans doute moins bon que Rennes et Montpellier. Pour preuve, son classement en L1 », admet l'un d'entre eux.
L'entraîneur rémois sait qu'il devra gérer cet avant-quart de finale. « Nous restons concentrés sur le championnat. C'est notre priorité. D'ailleurs, le meilleur moyen de préparer Nice, c'est de gagner les trois rencontres qui précèdent cet affrontement ».
En 8e de finale, les Aiglons ont perdu quelques plumes face à Drancy, l'équipe dirigée par l'ex-Stadiste, Malik Hebbar.
« Au moins nous tombons sur une équipe qui, comme nous, n'est pas au mieux dans son championnat et qui aura des échéances importantes à honorer d'ici là », explique Jean-Pierre Caillot. Le président des Rouge et Blanc admet avoir tremblé lorsqu'il restait comme adversaires à tirer, Lille, Lorient et Nice.
« Nous sommes déjà ravis que ce quart de finale se déroule à Delaune. Mais, de grâce, respectons le calendrier. On reparlera de Nice après Troyes, Vannes et Nantes ».
S'il se souvient du 8e de finale perdu en 2005 à Nice (3-1 après prolongation), « avec un but de Denis Arnaud », il s'attend à un match « compliqué et sans doute très ouvert ».
Gérard KANCEL