DANS la salle jouxtant l'office de tourisme, ce sont plus de 400 ans de l'histoire de Menou et de ses environs qui sont présentés au visiteur. Un espace tout en longueur, comme un couloir où mannequins, panneaux explicatifs et listes de sites à visiter sont présents. Depuis le 1er juillet, c'est ainsi que l'office de tourisme tente d'orienter le touriste vers les lieux emblématiques du secteur.
Dom Pérignon, Valmy et pied de cochon
Et dans cet espace, les présentations se font par ordre -quasi- chronologique. L'on commence par se familiariser avec Ménehould, septième des filles du comte Sigmar. Puis avec l'architecture de la ville, incitant à une balade dans ses rues.
Lesquelles ont connu l'encore Roi Louis XVI, passé dans la capitale de l'Argonne le 21 juin 1791. Vient ensuite la guerre 1914-18.
« Pour cette période, tous les objets sont d'époque », précise l'office de tourisme. La saynète représente un homme blessé au combat, écrivant à sa femme. Juste à côté, retour dans le passé à la découverte du célèbre Pierre « Dom » Pérignon, que l'on aperçoit en contrebas dans sa cave, en plein mélange de ses vins. L'occasion pour le visiteur, sans transition aucune, de découvrir l'essence religieuse de l'Argonne, terre autrefois de sept abbayes.
Le cochon n'est déjà plus très loin, avec l'explication de la glandée, cette pratique consistant pour les moines à emmener la bête en forêt manger les glands, donnant une saveur particulière à la viande. Après la bataille de Valmy, et de vieilles cartes postales de l'époque, c'est l'animal et son pied que l'on sait cuisiner ici qui achèvent le tour d'horizon.
Des lieux à voir pour chaque thème
Ce n'est pas la première fois que l'office de tourisme organise une exposition de la sorte. A la différence cette fois que l'on ne s'arrête pas aux frontières de Menou.
« Nous sommes aujourd'hui dans un tourisme de conquête, où il faut proposer au touriste des choses qui le surprennent, explique Pierre Labat, président de l'office de tourisme. C'est notre mission de lui présenter les particularités de l'Argonne. »
A l'aide d'objets prêtés par des particuliers ou le musée de la ville, l'immersion semble fonctionner. « Cela donne aux gens une idée sur ce qu'ils peuvent voir dans les environs à partir de chacune des thématiques », ajoute-t-on du côté de l'office de tourisme. Lequel assure avoir « de bons retours des visiteurs ». Les retardataires ont encore quelques semaines pour (re) découvrir les charmes de l'Argonne.
Benjamin HAY
Visible à l'office de tourisme pendant les heures d'ouverture. Entrée libre.