LE temps ne leur est pas encore compté et, pourtant, les élèves de l'école de danse Martine Carratié ne semblent pas déterminés à lever le pied ! L'angoisse à ne pas être dans les temps hante donc les esprits de ceux qui auront à cœur d'assurer brillamment le spectacle annuel. Cet incontournable rendez-vous est orchestré, les 23 et 24 juin, sur les planches du centre culturel, où ils ne manqueront pas de faire feu de tout bois.
Mais avant que le rideau se lève, c'est en coulisses que la troupe coordonne la mise en scène, d'arrache-pied, dans le bon tempo. « Nous proposerons une version revue et corrigée des Quatre Saisons de Vivaldi ! » souligne la chorégraphe, qui se refuse à dévoiler d'autres secrets.
Pas question de dissiper le mystère qui entoure une création où, sans nul doute, l'ensemble des mouvements musicaux enseignés à l'école apparaîtront au diapason. Et dans cette atmosphère classique, d'autres sonorités favoriseront un léger vent de folie à une manifestation qui, depuis quelques saisons déjà, collectionne les bonnes notes.
Riche en couleurs !
Après un vibrant hommage à Maurice Béjart, puis la féerique fable d'un « Grenier magique », Martine Carratié et ses élèves explorent donc un univers concerto. Une prestation qu'ils déclineront en deux temps trois mouvements, suffisant cependant pour laisser une salle sans voix. Un public qui, avant même d'applaudir à tout rompre, fait déjà des pieds et des mains pour obtenir le précieux sésame.
« Une fois n'est pas coutume, une troisième représentation est d'ores et déjà programmée le 26 juin. » Histoire de satisfaire un enthousiasme de plus en plus affirmé, mais aussi de marquer la réputation d'un établissement qui se plaît à repousser constamment ses limites !