ARDENNES. La cérémonie du 67e anniversaire de la libération des camps de concentration nazis avait lieu hier matin devant le mémorial départemental de la Résistance et de la Déportation de Berthaucourt, sous la présidence du représentant de l'Etat, le secrétaire général de la préfecture des Ardennes Jean-François de Manheulle qui représentait le préfet Pierre N'Gahane.
C'est Gérald Dardart, président ardennais de La Fédération nationale des déportés et internés, résistants et patriotes (FNDIRP) qui a accueilli les personnalités : le sénateur Marc Laménie, la conseillère régionale Nathalie Dahm, le président du conseil général Benoît Huré, le conseiller municipal carolo Luc Migeot, le délégué militaire départemental le colonel Mériau, Marie-Agnès Hyon-Paul, directrice départementale de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre, et Christine Dollard-Leplomb, présidente départemental de la fondation pour la Mémoire de la déportation.
Trois anciens déportés avaient pu faire le déplacement : Sabine Maingot, Max Parent et Marcel Tanton.
Gérald Dardart a rendu hommage également à André Etchegoimberry, l'ancien président de l'Unadif du Sedanais décédé fin 2011.
Comme d'habitude, la cérémonie a été suivie par beaucoup de civils malgré la pluie qui a commencé de tomber vers 10 heures, et était accompagnée par un détachement du 3e Régiment de Génie, de jeunes sapeurs-pompiers volontaires et par l'Harmonie SNCF qui a interprété les sonneries successives, dont le Chant des partisans et le Chant des marais.
Comme chaque année également, des lauréats du Concours départemental de la Résistance étaient présents (en l'occurrence des élèves du collège Cardot de Douzy) qui ont d'ailleurs lu ensemble L'hommage aux déportés, un long poème en vers anonyme.
Le président 08 de la FNDIRP a fermé la marche avec lecture du message de la Journée nationale du souvenir rédigé par l'ensemble des organisations de déportés et la fondation pour la Mémoire de la déportation.
Un message lu avec d'autant plus de conviction qu'en cette année électorale décisive, l'importance du maintien de cette journée du souvenir est à rappeler aux candidats.
« Il n'a jamais été plus indispensable de rappeler notre passé concentrationnaire qui peut sembler lointain aux jeunes générations », dit le message cette année.
Autre phrase importante : « Loin de disparaître, le fanatisme, le racisme, la xénophobie ne cessent de ressurgir à travers un monde agité par des passions nationalistes et religieuses et des désordres économiques. »
P.F.