UN millier de personnes, entre militants et élus, ainsi qu'une centaine de salariés : c'était la foule des grands jours, ce mardi après-midi, parc de l'Epinette, à Hirson, devant le portail de l'usine AML Systems, ex-Valéo.
L'équipementier automobile, producteur de correcteurs d'éclairage et de lave-projecteurs, accueillait en effet la visite de François Hollande, un « presque-président » pour certains, « un candidat favori » pour d'autres.
C'est cette dernière expression à laquelle se sont attachés les gendarmes de la compagnie de Vervins, pour assurer la sécurité du meeting. « François Hollande n'est pas encore président. » Le lieutenant Fenech n'exprime là aucune consigne de vote, simplement le cadre de la loi. « Lorsque le président se déplace, c'est autre chose. Nous sommes sous ses ordres. Nous devons renforcer les effectifs, comme il nous l'a demandé dans un premier temps depuis le début de son mandat. Un peu avant la campagne électorale, Nicolas Sarkozy nous a demandé l'inverse : c'est-à-dire de ne pas mettre trop de moyens, afin qu'il puisse approcher plus facilement les Français. »
Trafic
Hier, François Hollande est resté donc un candidat, qui avait avec lui son propre service d'ordre. « Quant à nous, reprend le lieutenant Fenech, nous avons été présents pour prévenir un trouble à l'ordre public… sur la voie publique, dans le cadre d'une visite privée. Nous avons donc notamment fluidifié le trafic avec deux patrouilles de la COB d'Hirson-Aubenton : une statique et une mobile. »
En haut de la rue du parc de l'Epinette, une seule voiture de gendarmes est, en effet, garée. Un homme et une femme régulent le trafic, avenue des Champs-Elysées. Il y a alors du monde sur cette artère qui mène d'un côté à la zone commerciale et au centre-ville d'Hirson et de l'autre à la pénétrante.
Face à l'entrée de l'usine, une nuée de journalistes se précipite sur la voiture de M. Hollande, à son arrivée. Sans conséquence. La rue du Parc de l'Epinette est, quant à elle, une voie qui permet d'accéder à une route étroite très peu empruntée.
Le dispositif de sécurité est aussi mince, un peu plus loin. Quelques barrières ont été dressées, à plusieurs mètres l'une de l'autre, entre l'usine et le garage Peugeot. Il faut alors en dépasser deux rangées pour accéder à l'estrade, d'où François Hollande appellera à défendre la valeur travail.
Là, militants et badauds, photographes et journalistes s'y donneront rendez-vous près d'une heure plus tard, pour entendre le discours de François Hollande. L'entrée y sera libre tout l'après-midi, sans filtrage aucun.
Et pourtant, c'est ici que l'on retrouvera de 700 à 800 personnes selon les gendarmes, sans compter les journalistes et les élus.
D.O.
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