RÉGIS et Roger Messio étaient hier sur l'ancien site d'Impress. Il s'agit des responsables de l'entreprise Diane industries qui a racheté le terrain et les bâtiments. Ils se sont voulus rassurants. « On a six mois de décalage par rapport aux prévisions, mais les choses avancent », disent-ils en compagnie d'Antoine Lefèvre, sénateur-maire et Aude Bono-Vandorme, adjointe chargée du développement économique. En tout cas, les premiers bruits de machines depuis plus de deux ans se font entendre rue Voltaire.
16 millions d'investissement
Le réaménagement a commencé. « Cela concerne la démolition et le terrassement pour la construction de trois autres bâtiments sur deux terrains acquis à la ville », expliquent Régis et Roger Messio. Ils seront réservés à des opérations spécifiques, en terme de sécurité notamment. L'ensemble de l'aménagement doit durer jusqu'au mois d'octobre. Ensuite, il y a aura l'installation des machines pour un démarrage d'activité en janvier 2013.
Ici, ce sont seize millions d'investissements qui sont prévus, dont cinq pour la seule partie immobilière et onze pour l'aménagement. Le but est de réaliser de la transformation de métaux, en feuilles principalement, en moyenne série, de la sous-traitance pour des sociétés appartenant aux frères Messio.
« Notre volonté est de relocaliser en France la production, avec une automatisation spécifique et en visant réellement le qualitatif. Ici, nous voulons concentrer notre savoir-faire pour également développer des produits finis, poêles et cheminées, destinés aux grandes surfaces ou aux distributeurs. »
Le dossier de reprise est donc loin d'être mort a souligné Antoine Lefèvre, louant au passage le travail de l'Agence de développement de l'Aisne.
Au départ, il est prévu de créer une vingtaine d'emplois (en dehors des activités de chantier). L'objectif est d'arriver à cent trente personnes au bout de trois ans.
Les recrutements n'ont pas encore débuté, même si certains profils sont pressentis. « Un travail de fonds est mené avec l'ANPE. »
Quant au nom de Diane, c'est tout simplement parce que la société a été créée le jour de Diane. Gageons qu'elle atteindra sa cible.
Yann LE BLÉVEC
yleblevec@journal-lunion.fr