AH, si seulement il avait pu faire samedi le temps qu'il avait fait la veille. Manque de chance, nos chères Ardennes nous ont joué un bien habituel mauvais tour. Il faisait gris, il faisait moche et presque frisquet. Qu'à cela ne tienne, il en aurait fallu beaucoup plus que ça pour dissuader nos bénévoles de fêtards d'animer la ville. Ils étaient des centaines à s'être mobilisés pour faire de ce carnaval un modèle du genre.
Organisé par le « comité associatif du carnaval » - association spécialement créée pour la mise en place de l'événement - ce grand rendez-vous haut en couleur, avait réuni plus d'une quinzaine d'associations, qui ont rivalisé d'imagination pour mettre la ville en effervescence. Seul regret - mais s'en est on vraiment aperçu ? - les Gilles de Roux qui devaient initialement venir rehausser l'ambiance étaient aux abonnés absents. Ceci en raison d'un petit malentendu concernant le règlement de leur déplacement en bus. On a donc fait sans.
Cinq chars cette année
Trois chars l'an passé, cinq cette année. Le ton était donné. Le carnaval de Sedan ne cesse de monter en puissance. Va-t-il rivaliser un jour avec celui de Florenville ? On peut presque l'imaginer.
Qu'ils étaient mignons ces petits diablotins du centre Le Lac défilant au pied d'une superbe tour stylisée (On devrait d'ailleurs la revoir lors des fêtes médiévales). On vit également passer sous notre nez le Palais des Mille et Une Nuits de Frénois Animation. Magnifique. Puis le château fort de la SALB de Balan d'où étaient tirées des salves de confetti. Impressionnant également ces gigantesques bêtes à plumes aux becs interminables derrière lesquels se cachaient les membres de l'association de Neufmanil, Tête en l'air et Cie. Et ces drôles de personnages déguisés en Rubik's Cuve ! Vous avez déjà vu ça vous ? Ajoutez à tout cela des clowns, des sorcières, des danseuses russes, des fakirs, des cow-boys, des cavalières sur leurs montures, des princesses, des saltimbanques, sans oublier les fanfares qui donnaient le rythme à tout ce joli monde.
Et puis, il y avait r aussi Pénélope 2e du nom, dont le sort était scellé dès le départ. L'imposante poupée fut brûlée comme il se doit dans les douves du château aux alentours de 18 heures. Il ne restait plus qu'à ramasser les confettis. Bon courage !
O.R.
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[2] http://www.lunion.presse.fr/media/protec/2012-03/2012-03-18/201203184f655e8f1a8c7-3-558007.jpg