«PRATIQUEMENT un an après la signature de la convention entre l’Etat et Delphi, la réindustrialisation du site abandonné par le groupe américain à Donchery est pratiquement acquise et la revitalisation du bassin d’emploi du pays Sedanais en bonne voie » se félicitait, mardi, le nouveau sous-préfet de Sedan, Mourad Chenaf, qui a pris son poste le 19 décembre.
Le matin, il avait présidé le huitième comité technique de convention de revitalisation de Delphi.
Une structure créée en février 2011 avec l’objectif de recréer 290 emplois pour combler le nombre de postes équivalents supprimés par l’équipementier automobile à Donchery du fait de son départ.
Lors de la réunion regroupant différents acteurs économiques, le rachat de l’ensemble du site Delphi (25 000 m2) par Nexans a été acté suite à la tractation finalisée le 21 décembre (notre édition du 22 décembre).
Ce qui aboutira en plus du transfert à cet endroit des 150 salariés actuels de Nexans Power Accessories France au « glissement » programmé de cinquante salariés de Nexans Interface (Vrigne-aux-Bois) (1) et à la création de cent autres emplois d’ici 2015.
Au cours du premier semestre 2012, le bâtiment sera remis aux normes et aménagé pour accueillir les équipements du futur ensemble industriel.
Les dirigeants de Nexans ayant prévu de démarrer leur activité, à la fin de l’année, dans leur nouvel outil de travail.
Ayant réglé plus rapidement que prévu cette opération, le groupe Delphi, déterminé à quitter les Ardennes sans trop écorner son image, s’active maintenant à engendrer la levée d’autres dizaines d’emplois en accompagnant financièrement des entreprises implantées dans l’arrondissement de Sedan.
Disposant d’une enveloppe financière de 900 000 euros, il espère créer sur ce territoire un nombre d’emplois en CDI identique aux pertes causées par son abandon.
Pour cela, Delphi a chargé le cabinet Altédia de prospecter dans le secteur géographique concerné pour y dénicher toutes les PME locales ayant des projets de développement ou d’extension.
Ce travail a connu des avancées notoires en fin 2011 puisque dix-sept entreprises dont les projets ont d’ores et déjà été retenus vont, par ce biais, créer 88 nouveaux emplois.
La liste des sociétés s’étant engagées à signer une convention avec Delphi est dévoilée ci-dessous. Pour chaque emploi créé, elles percevront de Delphi une aide financière fixée à 3 000 ou 4 000 euros (2).
Enfin, concernant le site abandonné par Nexans, Chemin du Loup à Donchery, quatre entreprises locales se sont déjà mises sur les rangs en formalisant clairement leur projet pour reprendre les 6 200 m2 de bâtiments industriels, 1 500 m2 de bureaux et 800 m2 destinés au local « recherches et développement ».
Le comité technique prendra sa décision finale dans le courant du mois de mars en privilégiant bien sûr le projet le plus crédible et le plus porteur d’emplois. Mais les quatre pistes connues paraissent sérieuses. On table sur une trentaine d’embauches supplémentaires dans ce dossier. Si tel était le cas, il resterait alors soixante-douze emplois à créer pour combler les 290 suppressions d’emploi résultant de l’arrêt d’activité de Delphi.
En souhaitant bien sûr que les CDI négociés restent bien des emplois durables…
Pascal REMY
(1) Nexans Interface en profitera pour créer une autre activité sur son site vrignois.
(2) 4 000 euros lorsque l’emploi créé est confié à un salarié du groupe Delphi.
Vague de licenciements : Delphi change son calendrier
A l'heure actuelle et suite à l'annonce faite par l'équipementier automobile américain de mettre un terme à son activité à Donchery l'été prochain, une quarantaine de salariés pour la plupart sous forme de départs volontaires a déjà quitté son poste de travail.
Une première vague de licenciements avait initialement été planifiée en fin d'année 2011 mais « sous l'effet combiné d'une… augmentation des volumes de commandes et d'une diminution de l'effectif », nous a indiqué la chargée de communication du groupe, la direction du site doncherois a dû changer le planning élaboré il y a quelques mois en décalant les premières suppressions d'emplois au mois d'avril 2012.
Deux autres wagons de licenciements devraient suivre avant la fermeture de l'entreprise en août 2012.
Sans que l'on ait pu nous donner plus de précisions sur cet échéancier…