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Région : Pour ou contre la sévérité à l'école?

VOILÀ presque un mois que l'affaire agite parents, enfants et enseignants de l'école des Essarts-le-Vicomte, près d'Esternay. Début mars, des parents d'élèves scolarisés en classe de CM2 déposent plainte pour des « sévices », selon les parents, qui auraient été infligés à leur enfant par une institutrice de cette classe: notamment du ruban adhésif sur la bouche ou l'obligation de rester seul dans une pièce sans lumière. Les parents se basent sur les dires de leurs enfants.
Prévenue par les mêmes parents, l'inspection prend contact avec l'enseignante, qui a plus de 20 ans d'ancienneté. Celle-ci émet alors le souhait de ne plus enseigner à l'école des Essarts-le-Vicomte. L'inspection lui trouve une autre place dans le secteur. L'institutrice est remplacée. Mais ces mesures n'ont en rien apaisé le climat qui règne dans l'école. Si des parents d'élèves n'ont pas hésité à porter plainte, d'autres ont envoyé un courrier de soutien à l'inspection académique.

Où s'arrête la sévérité et où commencent les brimades ?

Message Auteur Date

Non-violence

bleuettesiam
03/08/2010 à 19h16

On ne peut pas toujours se fier aux apparences : les témoignages ne permettent pas toujours de découvrir la vérité, il faut des preuves solides avant de porter une accusation, comme dans les tribunaux. On ne peut juger que lorsqu'on est dans la situation sinon risque de préjugés, d'erreur de jugement.
Mais on peut demander à ce qu'une enquête soit faite pour lever les "voiles" concernant les dires surtout si plusieurs personnes ou enfants entrent en ligne de compte.
En ce qui concerne la sévérité, la non-violence est de mise car gifler, tirer les oreilles ou déshonorer par quelqu'autres moyens fait souffrir l'enfant et il s'en souviendra toute sa vie et pourra faire de même quand il sera parent ou décider de se venger.
Il faut, je crois, savoir parler, expliquer pourquoi on fait les choses, sans oublier le dialogue : c'est tout un art... Même hausser le ton de sa voix doit être proscrit! Car la souffrance peut être physique ou psychique.

Sévérité et fermeté

hélémété
06/04/2010 à 19h10

Pas de critiques ni d'avis à donner ,simplement je propose une petite chronologie .
1) Dans les années 50 l'instituteur est très respecté et craint,sous sa blouse ou costume , chemise ,cravate ,air sévère,ca !!! marche on a la trouille ,on file droit ,surtout qu'il peut y avoir les coups de règle sur les doigts!!! dans la rue aussi respecté que le maire ,le curé ou le docteur, le charisme quoi.

2)Vers 1968 et après 68 l'instituteur rompt la méthode avec ses ainés,il arbore le jean,teeshirt,basket et tutoie ses élèves,un peu copain copain quoi.

3)Vers les années 2000 et même avant les parents transforment leurs enfants en enfants rois, les papy mamy(nous en sommes) en rajoutent une couche.

Voilà on est tous responsables faut faire avec.

Re: Sévérité et fermeté

rpm02130
16/04/2010 à 13h36

je suis bien d'accord avec vous . Quand vous voyez des enfants entrer en classe avec des capuches sur le tête sans respect pour leurs profs , ces jeunes qui profèrent des insultes il y a de bons coup de pieds au c... qui se perdent. Pauvre France

Sévérité et fermeté

BADALERO
05/04/2010 à 14h01

Selon les philosophes anciens, élever c'est aussi sanctionner, c'est à dire féliciter ou punir. L'élève doit le respect à son enseignant et vice versa mais l'élève n'a pas le droit d'imposer sa loi. Les zones de non droit n'ont pas lieu d'être dans ce pays. Il s'avère, malheureusement nécessaire, de rééduquer les parents...quelque soient leurs origines, le devenir de notre démocratie en dépend quitte à être politiquement incorrect.

Sévérité ET fermeté

lentarteur
02/04/2010 à 10h13

Je pars du principe que l'école est un lieu d'instruction ET d'éducation, et que la cellule familiale est avant tout un lieu d'éducation. En écrivant cela, je veux mettre en évidence le rôle indispensable des parents. Sans une bonne éducation, il est difficile de donner une bonne instruction.
Il est impératif de responsabiliser les parents et les enfants. Je suis pour une plus grande sévérité ET une plus grande fermeté à l'égard des enfants, je n'ai pas dit brimades. C'est ainsi, que le retour des heures de "colle" doit être maintenu ou rétabli, de manière à ce que les parents soient impliqués. C'est toujours gênant de voir son weekend raccourci parce que le fiston est retenu ou qu'il a des devoirs supplémentaires à faire. Les punitions, contrairement à ce que l'on pourrait croire, sont rarement données en primaire. C'est à partir du collège puis du lycée que cela devient fréquent. Au niveau du primaire, une convocation des parents avec une franche explication, sans utiliser des circonvolutions de langage, permet la plupart du temps de rectifier le tir.

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