Les Spahis, nos «Indigènes»
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PHOTO : OT /J-M LECOMTE
Cette unité de cavalerie était stationnée dans les Ardennes depuis novembre 1939. Après la percée allemande à Sedan deux jours plus tôt, l’armée française tente par tous les moyens de s’opposer aux Panzer-Divisionen. Deux régiments de Spahis – essentiellement des Marocains et des Algériens - se barricadent dans le village de la Horgne et bloquent durant une journée entière la progression allemande, alors qu’ils ne disposent d’aucun soutien d’artillerie. À 18 heures, les Allemands sont maîtres de la Horgne. Le bilan est terrible : au moins 300 morts et autant de blessés et de prisonniers.
Le musée rassemble un grand nombre d’objets retrouvés sur les lieux de la bataille, notamment leur uniforme distinctif. Un chemin de randonnée et une table d’orientation permettent de visualiser le positionnement des troupes le 14 mai 1940.
Près de 40 Spahis reposent encore au cimetière de la Horgne où les tombes chrétiennes et musulmanes cohabitent.
Après l’immense succès du film de Rachid Bouchareb, c’est le moment ou jamais de découvrir l’histoire des Spahis. Dans « Indigènes », les héros du réalisateur algérien se retrouvaient seuls en 1943 à défendre un village alsacien contre un bataillon allemand…
Infos pratiques
Musée des Spahis à la Horgne. Ouvert du 12 mai à début septembre, les samedis et dimanches de 10 à 12 heures et de 14 à 19 heures. Adultes : 2,3 euros, gratuit pour les moins de 12 ans. Tél. : 03.24.35.68.42
Dans le même esprit...
Un circuit de 50 km, balisé et jalonné de quinze totems retrace les combats de Stonne, Tannay, Oches et Sommauthe.
Entre le 15 et le 18 mai 1940, le petit village de Stonne est l’enjeu d’une bataille de chars et d’infanterie entre la Wehrmacht et les blindés français. Les combats sont terribles pour tenir cette position stratégique. En quatre jours, Stonne est pris et repris 19 fois !
Le circuit touristique démarre du mémorial situé au centre du village où campe également un char. Une table d'orientation présente les différentes lignes de résistance et une plaque de marbre noir relate le déroulement de la bataille. En sortant de Stonne, arrêtez-vous à la butte dite du "Pain de Sucre" et grimpez jusqu’à son sommet. Là encore un char rend hommage à l'armée blindée.
Tél. : 03.24.22.63.33.
Et après ?
À Vendresse, un spectacle son et lumière vous fera découvrir l’activité du haut-fourneau et la vie de ses ouvriers.
Allez piquer une tête au lac de Bairon et prenez le temps de vous arrêter dans le coquet bourg du Chesne. Sur les 9 km qui séparent le Chesne de Semuy, 26 écluses jalonnent le parcours !
Ecrit par CL
- Adresse : 08430 La Horgne
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Les dernières contributions
bourquin230
08/08/2008 à 14h17
Ces combats de la Horgne : chevaux contre blindés, spahis fatigués par des jours sans repos ni repas face à des allemands en pleine forme, montrent aussi et surtout l'incompétence des autorités françaises et du haut commandement. Il s'agit donc d'un massacre prévisible; les historiens officiels sont peu courageux!
Marden
28/06/2007 à 14h28
Si les « Indigènes » de Rachid Bouchared ont bien été recrutés en 1943, c'est au cours de l'hiver 1944-45 qu'ont eu lieu les combats en Alsace (à la même époque que la Batailles des Ardennes - belges - de la région de Bastogne).
Nos "Indigènes" à nous étaient présents dès le début du conflit, et même avant, et notamment en Belgique. Gembloux, près de Namur, n'est pas si éloignée, au point d'en oublier les combats qui ont fait 2250 victimes parmi les troupes marocaines. On peut, on doit les associer, dans le même souvenir.