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Les multiples facettes du menhir de « l’Hermite »

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« Le menhir pèse plus de 7 tonnes » affirme ce passionné.

« Le menhir pèse plus de 7 tonnes » affirme ce passionné.

LE menhir de la forêt du Gault a été signalé pour la première fois en 1879 par le docteur Aubrion. Le médecin de Le Gault-Soigny en parlait en ces termes : « Près de l’Hermite, sur le bord de la route qui traverse la forêt, est une pierre levée qui se rapproche beaucoup des menhirs, et que je suis porté à croire de même origine ». Situé à l’extrémité Sud-Est de la forêt du Gault, sur la D 446, dans l’angle fermé par la route de Désiré et la route des Essarts à l’Hermite, le menhir prend donc place sur le hameau de l’Hermite. Là où résident Jean et Jeanine Aberlen. Ce dernier, qui s’est intéressé à l’histoire de ce bloc de pierre, lourd de 7 tonnes environs, semble accréditer l’hypothèse du praticien gaultois.
« Pour moi, il ne fait aucun doute que l’on parle bien d’un menhir, un monolithe grossier planté verticalement », affirme Jean Aberlen. Et si Jean et Jeanine Aberlen, originaires de Paris, se sont installés en 1962 à l’Hermite, leur intérêt pour le menhir est récent. « Cela remonte à moins d’une dizaine d’années. En me promenant, j’ai découvert des ronces mais aussi des joncs qui poussaient autour de cette grosse pierre. Les joncs signifiaient la présence d’une eau souterraine », se souvient ce retraité.
Dans un premier temps, il décide de nettoyer les abords du site, « histoire que les gens l’admirent, car pour les habitants de la commune, il est évident que la pierre n’avait aucun caractère historique », déplore ce dernier. Parallè- lement, il entreprend des recherches pour connaître l’origine du menhir.
Au centre de cinq églises
« J’ai découvert qu’il existait 6.200 menhirs en France dont 4.500 se situent à Carnac. Il en reste seulement deux dans la Marne, un à Congy et le second à l’Hermite », affirme fièrement Jean Aberlen.
Autre constatation. Et de taille ! « Le menhir qui fait plus de 2 m de hauteur, est au centre de cinq églises situées à moins de 6 km », explique-t-il. « A 4 km de La Noue, 4,6 km de celle des Essarts, 5,5 km de Le Gault- Soigny, 5,7 km d’Esternay et de Champguyon. » Un signe ? « Probablement ! »
Jean Aberlen s’étonne encore de l’attrait qu’a cette pierre sur lui. « L’histoire des menhirs ne m’a jamais vraiment intéressé jusqu’à il y a huit ans. Il est vrai qu’avec ma femme nous voyageons beaucoup. Nous sommes déjà allés en Bretagne d’ailleurs, pour y admirer quelques spécimens de menhirs », admet-il même si une constatation s’impose déjà à lui : « Celui des Essarts-lès-Sézanne est de loin le plus beau ».
Un ventre arrondi
« On devrait être fiers d’avoir ce menhir ici », confie Jean Aberlen, regrettant quelque peu l’indifférence des locaux pour cet objet surgi du fin fond de l’histoire. À force de regarder « son » menhir, Jean y a décelé des signes. « Il possède une forme arrondie qui fait penser au ventre d’une femme. » Il fait également référence à d’au-tres cultures pour trouver une explication aux différentes fentes apparues sur la pierre. « Je pense que ces trous ont une référence sacrée. »
Autant d’opinions que le promeneur ou l’automobiliste sera à même de se forger s’il passe à proximité du menhir de l’Hermite.

 

 

Ecrit par Corinne Lange
  • Adresse : 51120 Les Essarts-lès-Sézanne

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