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Fontaine-Denis fière de son dolmen et de sa fresque

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Edith Collet, la maire de la commune, fait tondre régulièrement l’allée menant au dolmen.

Edith Collet, la maire de la commune, fait tondre régulièrement l’allée menant au dolmen.

 «ICI, les gens parlent souvent de la commune de Fontaine-Denis ! C’est vrai, en partie car il s’agit en fait de Fontaine-Denis-Nuisy. » Edith Collet, son maire insiste bien sûr la dénomination complète. Et pour cause ! « Le dolmen se situe dans le hameau de Nuisy », explique notre guide du jour.
Pour rejoindre le hameau, il faut parcourir un ou deux km, « en voiture ou à pied quand le temps s’y prête car le village est magnifiquement fleuri ».
Trois fleurs au compteur pour ce petit village de 260 âmes. « Des Fontenats et Fontenates ». Arrivé au hameau de Nuisy, il faudra passer le virage, le dolmen se situe sur la droite, au milieu d’un champ.
Enfin presque ! « Notre jardinier communal entretient la pelouse qui mène au dolmen très régulièrement. Pour que les visiteurs puissent le découvrir dans toute sa splendeur », lâche Edith Collet.
« Véritable dolmen tel qu’on le conçoit, celui-ci est classé depuis 1887 », assure l’élue, s’appuyant sur les travaux effectués par la commission des monuments mégalithiques qui en signalait 11 dans le département. « La plupart a été détruit ».
Mais le meilleur et presque l’unique spécimen qui subsiste est celui de Nuisy. « Il est appelé Pierre Sainte-Geneviève ».
Le sang coulait des rigoles
Et le maire de la commune de reprendre : « Complètement renversé, l’autel druidique a récemment été relevé et restauré grâce à une subvention des Beaux-Arts ».
Le support situé à l’Ouest a pu être redressé dans sa position initiale. La table de recouvrement est une belle dalle de grès, de plus de 9 m2 épaisse de 50 centimètres.
« Les travaux de restauration ont permis de constater qu’il avait été vidé de son contenu. Sur son sol, ont été recueillis des tessons gallo-romains et mérovingiens. Il est probable qu’on a voulu l’utiliser comme abri ».
Quelques tessons de vases caractéristiques, une petite pointe de lance en silex lacustre et trois flèches à tranchant transversal.
« Toutes les rigoles où coulait le sang des victimes sont encore très marquées, surtout la percée d’où s’échappait ce sang ».
Le jugement dernier
Direction l’église de Fontaine-Denis. « En 2004, nous avons fait restaurer grâce aux bâtiments de France, la fresque murale de l’église », explique, à nouveau Edith Collet.
Une peinture murale conservée sur le mur nord du transept qui présente le jugement dernier. « Elle daterait de la fin du XVe siècle. Comme le dolmen, notre fresque murale est également classée ». Avant la restauration, subsistait un large trou au centre de la fresque. « Le curé de l’époque avait gratté le mur ce qui explique le trou ».
Au total, près de 10.500 € auront été nécessaires à cette restauration dont 3.500 € issus des fonds municipaux. « L’église reste ouverte la journée et le public peut la visiter sans problème. Elle est d’ailleurs magnifique puisqu’elle a elle-même fait l’objet d’une restauration ».
Un seul regret pourtant : « Qu’il n’y ait plus d’offices à Fontaine-Denis ».

 

 

Ecrit par Corinne Lange
  • Adresse : 51120 Fontaine-Denis-Nuisy
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