Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site Ou, cliquez ici pour l'ajouter au menu démarrer

Chaumont et la mémoire des pierres

[ publi-info ]

Type :

Henry Payon se souvient d’Albert Denimal.
Karen KUBENA

Henry Payon se souvient d’Albert Denimal. Karen KUBENA

 Il est suspendu à flanc de colline, tout au bout de la route à la sortie de Noyers… seul, son petit clocher affleure des vertes frondaisons où il se niche dans l’ocre de ses pierres. Le hameau de Chaumont est un hameau dhôtelien. Quoique prétendre qu’on n’y arrive jamais serait excessif… Mais, se tenant à l’écart, hors des flux automobilistiques, il joue les modestes… A tort, car le randonneur, qui après avoir visité les nécropoles militaires de Noyers, découvre ce délicieux village, tombe inévitablement sous le charme !
Fureur des batailles
Qu’on ne s’y méprenne pas, Chaumont (appelé Chaumont — Saint Quentin, jusqu’en 1828, année de sa fusion avec les deux autres villages) n’a rien d’un village-dortoir. Il compte quarante-cinq habitants dont plusieurs jeunes couples qui travaillent à la ville, et une douzaine d’enfants qui fréquentent l’école voisine. Un village quasi familial sur l’histoire duquel Henry Payon, conseiller municipal est intarissable. Une histoire qui n’a rien d’anodine… faite du bruit et de la fureur des batailles, de la Marfée, dont les bois résonnèrent du choc des armures au temps de Louis XIII, des canons en août 1914 où en quelques jours mille cinq cent soldats bretons et vendéens tombèrent pour la Patrie. Un village qui a aussi ses célébrités : Jean Tobie, auteur d’un Livre de raison; Gilette Ducos, la dernière institutrice; son artiste graveur Albert Denimal… Cet artilleur mobilisé en 1939, élit domicile, ainsi qu’une douzaine d’autres camarades, dans les demeures de Chaumont. Marbrier à Roubaix avant la guerre, Denimal entreprend alors de transformer le village en un vrai casernement. On peut encore lire, artistiquement gravés sur les linteaux de plusieurs maisons « Les Gueules cassées », la Caverne de Grognards », Chez Maxim’s », « la villa du Négus » (surnom d’un des sous- officier) « « la villa des Indiens » Henry Payon avait douze ans à l’époque. Il se souvient que Denimal grava la plaque funéraire de son grand père Jean Tobie… Il a laissé à Chaumont un souvenir pour le moins original…

 

Un village au milieu des bois

Entrer dans Chaumont c’est se replonger dans les villages ruraux de jadis. Le hameau compte encore deux fermes.
A voir aussi la minuscule église romane , enclose , avec son cimetière entre les maisons. Le hameau domine la houle des grands bois qui s’étendent à perte de vue.
Avant de s’en venir à Chaumont , s’arrêter au point culminant de la Marfée , et visiter les nécropoles allemande et française.
Itinéraire : suivre la D229 après Pont - Maugis et Noyers. 

Ecrit par JYB
  • Adresse : 08200 Sedan

Droits de reproduction et de diffusion réservés © www.lunion.presse.fr - ISSN 2110-5952