Publié le dimanche 15 juillet 2012 à 11H00 - Vu 81 fois
L'année 2012 marque le 500e anniversaire de l'Antico coufrarié di gardian (l'Antique confrérie des gardians). Une institution en Camargue célébrée comme il se doit avec notamment le 1er mai dernier la Fête des gardians à Arles. Le temps d'une journée, la ville a vu défiler plusieurs centaines de gardians en costumes traditionnels accompagnés notamment de superbe Arlésienne, elles aussi habillées d'habits anciens.
Le gardian (du provençal gardian, littéralement « gardien ») est un cavalier gardien d'une manade, ces troupeaux de taureaux élevée en semi-liberté que l'on peut voir un peu partout en Camargue. Ces troupeaux appartiennent à un manadier, souvent des vielles famille camarguaises.
Les gardians ont fondé leur confrérie le 2 janvier 1512. Au début du XVIe siècle, la Provence est en effet rattachée depuis peu au royaume de France qui se prépare à la guerre contre les États italiens. Les gardians, appréciés pour leurs qualités de cavaliers, se regroupèrent certainement pour se protéger d'un enrôlement arbitraire dans les armées royales. La Confrérie assurait les obsèques des confrères pauvres et, depuis ses origines, elle sert aussi de caisse de secours mutuel. Elle défendait également les gardians face aux propriétaires qui les employaient.
Jusqu'au début du XXe siècle, le gardian était peu considéré. Aujourd'hui, il est pourtant devenu un garant de la tradition camarguaise. Même son logement, ses petites cabanes blanches à la forme particulière avec un toit à 45 °C en roseaux et une croix penchée sur le toit, est un des symboles fort du pays. Malheureusement celles que l'on peut voir aujourd'hui ne sont que des répliques, les plus anciennes ayant été toutes rasées.
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