Publié le lundi 18 janvier 2010 à 01H00 - Vu 31 fois
Un titre dans l'Oise avant de reprendre, dare-dare, la route de la Suisse pour la Laonnoise.
AURELIEN LAUDY
Victorieuse sur 60 (finale 2) et 200 m, elle n'est pas revenue pour rien. Depuis 2004, Sophie Wajrock s'était faite oublier.
A l'époque, cette licenciée de toujours au FC Laon tournait pourtant à plein régime : membre de l'équipe nationale cadette en 2000-01 après son titre de championne de France du 300 m (dans un mano a mano poignant devant l'Hirsonnaise Liliane Denis à Evry-Bondoufle, début de l'été 2000), vice-championne de France 2004 du 400 m indoor… Mais la lassitude pointe son nez.
« Dix ans d'athlé, juste un vrai ras-le-bol », confiait-elle, hier, à Nogent. Les études achèvent de l'éloigner des pistes.
Devenue statisticienne, elle réside depuis deux ans en Suisse, à Neuchâtel. « Un coin de paradis », confie-t-elle. A l'automne dernier, elle est invitée à Laon pour les 90 ans du club.
Par peur d'être ridicule à la course des remparts, elle reprend une licence, reprend goût à la course et retrouve aux entraînements son assiduité d'antan.
Joie simple
Double licenciée en France et en Suisse, Wajrock, 26 ans, obtient une dérogation pour participer, hier après-midi à Nogent-sur-Oise, aux Régionaux. L'objectif ? « Revoir les copines et voir si j'ai toujours des sensations ».
Double mission accomplie pour cette brune au sourire avenant. Première course sur le 60 mètres. 8''2 en série puis 8''22 en finale, où elle termine deuxième.
Puisque celle qui l'a devancée d'un souffle est licenciée à Orléans, elle se retrouve championne de Picardie.
Son premier entraîneur, Marc Beauvillain, jauge : « Elle a pris quelques kilos mais bien répartis quand même. Elle a toujours la vitesse pure. » « Dix kilos », précisera-t-elle sans fausse pudeur.
Après deux heures de papotages et d'entretien physique avec de vieilles copines, la voilà sur le 200 m. A la corde, elle évente ses adversaires, bouclant le tout en 27''13.
Sa joie est simple, celle d'une jeune femme passée à autre chose mais qui a pris plaisir, le temps de deux courses, à rajeunir. « Sans doute que je ferai quelques courses en Suisse où la saison démarre dans deux semaines. »
Elle marque un temps. « Pfff, et dire que demain, j'ai réunion à 14 heures à Neuchâtel ».
Mathieu LIVOREIL
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