Publié le lundi 13 août 2012 à 10H00 - Vu 161 fois
Au fur et à mesure que le marquage devenait plus lâche, Valbuena a retrouvé de l'influence sur le jeu.
FOOTBALLE (Ligue 1). Cadre dans son vestiaire, le lutin s'impose surtout comme le leader technique olympien.
DELAUNE, il connaissait un peu pour être venu avec les Bleus préparer son Euro contre la Serbie fin mai. Il avait surtout joué contre les jeunes du Stade le lendemain. Pas suffisant pour en faire son jardin mais, hier, le Mathieu Valbuena, qui est revenu en Champagne, avait conservé sa classe internationale.
Au moins pendant les premières minutes qui ont dû paraître bien longues aux Stadistes, timorés.
Pendant qu'ils prenaient leurs marques dans une division que cinq des onze titulaires découvraient, l'OM avançait, gagnait les duels, tous les duels. Il développait des actions, le plus souvent à gauche. Rien d'étonnant donc à découvrir que Morel était celui qui avait touché le plus de ballons au repos (42).
Le rôle donné par Gerets
Valbuena suivait (40e). Repositionné dans le rôle de neuf et demi que lui avait octroyé Eric Gerets (*) et, avec le succès immédiat du but à Liverpool, le Girondin de la Canebière régalait tout le monde.
Y compris les 21.044 spectateurs, nouveau record de fréquentation à Reims.
Il récitait ses gammes donc en dézonant pour s'écarter à gauche, en servant surtout des passes précises à ses équipiers. Passes longues, jeu au près, dribbles courts ou crochets larges, vélocité sur les premiers appuis, servie par un centre de gravité bas : l'influence de Valbuena sur le jeu phocéen était nette.
Celle du régulateur et du métronome qui se plaît à vadrouiller entre les lignes.
Mais à force de naviguer dans ces eaux-là, le plus petit joueur sur le pré devait bien finir par trouver un gros poisson : Krychowiak. Entre internationaux, on allait voir. Le Polonais se chargeait de réduire le champ d'action du Français.
Lien causal évident, le Stade a tout de suite revu le ballon pour se procurer les meilleures occasions.
D'abord subjuguant, son rendement baissait en même temps que le physique déclinait sous la double pression de « Krycho » donc mais aussi de l'usure physique liée à l'enchaînement des matches. En prime, les frappes provençales - celles de Valbuena n'y échappaient pas (38e, 56e) - étaient autant de pétards mouillés.
Finalement, le coup de fusil est venu de Cheyrou (78e). Mais aussi splendide ait été sa demi-volée, s'il fallait retenir un Marseillais du match d'hier, ce serait plutôt Valbuena qui a définitivement validé le choix de Deschamps de l'emmener au Havre mercredi contre l'Uruguay.
Une évidence sur l'entame de son match. Sur sa fin aussi où le petit bonhomme a retrouvé son rayonnement au fur et à mesure que le marquage s'est relâché.
Un air nouveau flotte sur cet OM 2012/2013 et c'est le plus ancien Olympien qui le souffle.
Philippe LAUNAY
(*) Le technicien belge avait voulu mettre en valeur une qualité du petit milieu offensif : sa capacité, dos au but, à se retourner aussi vite à gauche qu'à droite. Un coup de rein désarçonnant pour les défenseurs…
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Commentaires anonymes
13/08/2012 à 22h24
non , carolo je supporte pas reims , mais valbuena a eté mauvais c tout
caro carolo
13/08/2012 à 21h33
si jumbo, il a fait quelque chose, il est venu gagner a reims, jaloux!!!!
Commentaires anonymes
13/08/2012 à 11h19
n importe quoi, a par gesticuler dans tout les sens il n a rien fait...