Publié le samedi 19 janvier 2008 - Vu 1 fois
Malgré ses 37 ans, l'ex-Carolo Grégory Wimbée a su tenir tête à Fauré (auteur d'un doublé) et aux attaquants rémois. Christian LANTENOIS
Christian Lantenois
GRENOBLE ne réussit décidément pas au Stade de Reims. Depuis son retour dans le monde pro, en 2002, les Rouge et Blanc n'ont jamais battu les Isérois.
Hier, pour leur 10e opposition, la série n'a pas été interrompue et le GF38 a emporté la feuille de match (4-3) comme l'an passé.
Sur leur pelouse, les Stadistes, trop empruntés défensivement, ont en fait payé la note de vingt premières minutes catastrophiques.
20 minutes de cauchemar
Trois tirs cadrés et trois buts : Grenoble, chez qui Feghouli et Romao ont fait merveille, était à 100 % de réussite et le Stade au 36e dessous. La soirée ne pouvait pas plus mal commencer dans un endroit devenu hostile. Un vrai coupe-gorge même puisque une partie du public réclamait la tête de l'entraîneur, du président et bientôt du premier quidam qui passait par là…
Cependant, le supporter est et restera toujours versatile. Quand, profitant du rythme soudain pépère des Grenoblois, les Rémois sont revenus dans le match avec deux buts de Fauré, les mots n'ont donc plus eu la même saveur.
Souffle de révolte
Reims connaissait la réussite qui lui avait échappé sur la première occasion de Fauré. Celle qui aurait pu – dû – tout changer. « L'entame coûte cher, confirme Froger. On a une occasion d'entrée et on se fait châtier ensuite. »
La suite démontra donc que le Stade valait mieux que ses énormes bourdes qui le pénalisait tant. « On s'est regardé dans les yeux. Personne n'a baissé le regard », affirme Didot. « On s'est dit qu'il fallait des hommes sur le terrain », renchérit Cherfa.
L'état d'esprit devint donc différent. Le schéma tactique changea aussi. Isolé sur la droite, Kermorgant apporta son gabarit dans l'axe pour peser sur la paire Flachez-Vitakic et simplifier un jeu rémois « pourri » par les pertes de balles.
Avec Féret en plus, le 4-3-3 produit ses effets et Reims refit son retard complètement sur un coup de tête de Cherfa sur corner. Sur coups de pied arrêtés, le Stade a remporté le duel des airs.
Installé dans le camp dauphinois, le Stade, aussi conquérant alors qu'il fut pitoyable en entame, eut les occasions de prendre le dessus. Mais, par maladresse ou par la faute d'un Wimbée « qui a retrouvé ses 20 ans », dixit Fauré, jamais la balance n'a voulu pencher du bon côté.
Pire, Tingry commit une faute de main pour ruiner l'entreprise marnaise. « On ne lui en veut pas. Il a fait un bon match à Libourne. Il faut reconnaître qu'on a tous fait des erreurs sur les buts », assure Didot qui stigmatise « le manque d'efficacité dans notre surface ». « On ne perd pas ce match là. On le perd au début, sur des buts où il ne peut rien », enchaîne Fauré.
Le résultat est pourtant là, cruel. Dominateur puis contré en fin de match comme face à Dijon, l'autre référence en terme de volume offensif, le Stade fait 0 point.
« Ce match va nous rester au travers de la gorge longtemps », craint Fauré. En espérant que Niort permette de ravaler cette nouvelle frustration.
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