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Tennis (Wimbledon) / Benneteau si près, si loin…

Publié le samedi 30 juin 2012 à 10H13 - Vu 31 fois



Julien Benneteau est passé à deux doigts d'un exploit historique face à Roger Federer, mais c'est Richard Gasquet que l'on retrouvera en deuxième semaine de Wimbledon, après sa qualification, hier, pour les huitièmes de finale (*).
Peut-être inspiré par le Tchèque Lukas Rosol, 100e mondial, qui avait envoyé dans les cordes la veille Rafael Nadal, Benneteau a fait souffler un vent de folie sur le All England Court.

Le Bressan, tête de série n°29, a mené deux sets à zéro face au sextuple vainqueur de Wimbledon, et s'est retrouvé cinq fois à deux points du match dans le quatrième set, avant de céder au cinquième 4-6, 6-7 (3), 6-2, 7-6 (6), 6-1.
Hormis dans le troisième set qu'il a laissé filer, et au cinquième où, épuisé, il n'avait plus les armes physiques pour lutter, Benneteau a été le meilleur, solide au service et en revers, et maître des échanges, en particulier en revers.
Mais le Suisse n'a pas gagné 16 titres du Grand Chelem pour rien. Sans jouer un grand tennis, il a laissé passer l'orage. Même s'il a tremblé dans un tie-break du quatrième set, adjugé de justesse.

Gasquet impeccable
Benneteau, qui restait sur une victoire sur le n°3 mondial en 2009 à Bercy, n'a pas vraiment de reproches à se faire. Federer a sorti les coups qu'il fallait, notamment quelques bons services, à chaque fois qu'il a été à deux points du match.
Il ne ressentait d'ailleurs, à chaud, aucun regret. « Pour l'instant il n'y a pas de déception. Il y en aura peut-être un peu ce (hier) soir. Mais je ne peux pas être déçu. J'ai fait ce que j'espérais faire. Je suis sorti la tête haute, face au plus grand joueur, chez lui. C'est un moment fabuleux. »

Richard Gasquet, lui, en est déjà à son cinquième 8e de finale à Wimbledon. L'Espagnol Nicolas Almagro a ainsi été balayé en trois sets 6-3, 6-4, 6-4 par un Biterrois parfait au service (82 % de points gagnés sur sa première balle). Il s'est aussi montré maître de ses nerfs dans les moments décisifs.
Gasquet confirme sa constance en Grand Chelem cette année, puisqu'il avait déjà été huitième de finaliste à l'Open d'Australie et à Roland-Garros. Mais, et il le sait, il lui reste encore à pousser plus loin devant l'Allemand Florian Mayer (31), quart de finaliste 2004 à Wimbledon. Lequel a sauvé deux balles de match face au jeune Polonais Jerzy Janowicz, 136e mondial, issu des qualifications.

(*) En attendant Jo-Wilfried Tsonga (Lacko) et Benoît Paire (B. Baker) aujourd'hui.

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