Publié le samedi 03 octobre 2009 à 01H00 - Vu 1 fois
A l'image de Mickaël Tacalfred, les Stadistes ont réalisé un match sérieux, suffisant pour empocher leur 7e point à l'extérieur.
ABJ
De notre envoyé spécial Philippe LAUNAY
IL fallait bien que ça arrive. Pour la première fois, le Stade n'a pas marqué. On se demande d'ailleurs quelle aurait été la physionomie de la partie si Kodjia, bien lancé par Nzigou, n'avait pas buté sur Gavanon (7e).
Nul ne le sait et le jeune attaquant stadiste, archi-dominé physiquement, n'a pas eu l'opportunité de se racheter. Ses difficultés ont illustré le rendement offensif insuffisant des Stadistes. Peu en verve il y a une semaine, Barbier et les siens n'avaient pas retrouvé leur fonds de jeu sur la Cote d'Azur.
Plan de bataille inachevé
Bien entendu, ils n'ont pas perdu mais, à coup de matches nuls, leur cause n'avance guère. « On n'a pas fait un excellent match, confirmait Marc Collat. On va se satisfaire du nul mais notre plan de jeu n'a pas réussi. Nous ne sommes pas parvenus à placer la dernière banderille, comme à Amiens ».
Comme en Picardie, les hommes de Collat ont laissé hier le ballon aux Méditerranéens. Ils se sont mis en position de subir. L'idée était de placer des contres rapides. Le schéma avait été travaillé.
Les Stadistes ont eu les munitions pour. Mais, « il y avait une mauvaise liaison entre milieu et attaque, insistait Marc Collat. On a eu quelques possibilités mais pas assez. On n'a pas lâché le ballon assez vite. Il y avait trois ou quatre touches de balle au lieu d'une ou deux. C'était trop pour surprendre Cannes dans son repli ».
Ferrand le roc
Un déficit technique qui a laissé de faibles Cannois dans le coup. Albert Emon, au culot, tenta même un coup de poker en entamant le match avec deux attaquants pour le finir avec cinq.
Résultat, des actions en pagaille en fin de rencontre sorties une à une par Ferrand, le « Stadiste du match » dixit Collat avec le milieu de récupérateurs blonds teigneux, Ielsch et Guégan. Albert Emon pouvait fustiger le déficit de caractère de ses troupes - « On manque d'agressivité, d'un tueur devant » - le mérite revenait surtout au portier rémois. Cinq matches sans défaite, c'est bien. Encore une partie sans prendre de but, c'est le signe de placements et replacements soignés. « Mais, il va falloir gagner », appuie Collat qui donne déjà le ton de sa causerie avant Cassis-Carnoux vendredi : la victoire, la victoire, la victoire !
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