Publié le samedi 16 janvier 2010 à 01H00 - Vu 2 fois
Le doublé de Cédric Fauré n'aura rapporté qu'un seul point aux Stadistes.
Christian LANTENOIS
DES durs à cuire. Sur le banc, René Le Lamer, 62 ans, doyen des entraîneurs pros. Sur le terrain, toujours affamé, Tony Vairelles, 37 ans, 8 sélections. De l'expérience à en revendre et une certaine vision du jeu à la mode de grand-papa. Savoir faire le dos rond quand l'adversaire domine, attendre, l'œil à demi-clos qu'il relâche sa garde, avant de lui porter l'estocade décisive.
Gueugnon, 2e équipe la plus efficace à la fin 2009 derrière… Reims, est venu gâcher les froides retrouvailles stadistes avec Delaune. Comme Créteil, au cœur de l'été, comme Rouen, fin septembre, les Forgerons ne sont pas repartis bredouilles de leur virée champenoise. Avec un maximum de réussite, ils ont écorné ce principe qui voulait que le Stade version Collat gagne toujours quand il ouvrait le score.
Sur le podium
De la chance, du courage et une pincée d'audace : il n'en fallait pas plus pour chiper un point à des Stadistes à peine rouillés par 46 jours sans compétition, le soir où ils faisaient exploser leur pourcentage de possession du ballon, où ils distillaient quelques séquences de jeu cher au Barça, et où ils s'étaient créé pas moins de six occasions franches de but.
« Que dire sinon qu'on a fait ce qu'il fallait pour gagner, soufflait un Olivier Guégan dépité. Nous sommes certes déçus par le résultat mais pas par la manière ».
Des regrets aussi chez son coach : « On domine toute la première mi-temps sans parvenir à marquer, constatait Marc Collat. On a des possibilités de faire le break à 1-0. Ce genre de match, on le gagnait aussi car on ne prenait pas de but ».
Inefficace dans la surface adverse, ce Stade, plus équilibré depuis l'arrivée du Polonais Krychowiak, se montra plus fébrile que d'habitude dans son replacement défensif, encaissant deux buts sur coups de pied arrêtés parfaitement évitables. « Deux buts sur deux ballons contrés par notre défense », reconnaissait Collat, se projetant déjà vers le choc de mardi, à Créteil, où il faudra conjuguer rigueur à tous les temps..
Pour la deuxième fois de la saison, Reims grimpe sur le podium du National. « On y est, on doit y rester », insiste Cédric Fauré, auteur d'un doublé qui le hisse au premier rang des buteurs. « A chaque fois que je croise ta route, tu nous marques un but », lui rappela René Le Lamer. Avec malice, le guide des Forgerons répéta qu'il avait toujours fait de Reims son favori n° 1 pour l'accession.
Avec deux points de plus, son hôte aurait abordé son premier grand tournant de 2010 avec un moral au zénith. « Continuez comme cela, c'est tout bon », lâcha Le Lamer. Simple politesse ?
Gérard KANCEL
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