Publié le dimanche 08 novembre 2009
En maître à jouer, Vincent Gragnic, le Finistérien du Sud, s'est senti presque chez lui à Plabennec. Le Stade ne s'en plaindra surtout pas...
Christian LANTENOIS
De notre envoyé spécial Philippe LAUNAY
AVEC un Gragnic comme celui d'hier soir, il ne peut pas arriver grand chose au Stade de Reims. Sur le terrain de Keveguen, le Breton a régalé l'assistance en étant impliqué sur les quatre buts de la victoire champenoise: un doublé, une passe décisive pour Touré et une frappe renvoyée par le poteau et reprise par Fauré qui consolide son rang de meilleur buteur du Stade avec 7 réalisations.
Entame rêvée
L'ancien Marseillais a placé les siens sur les bons rails dès la 3e, à la réception d'une remise de Nguyen. Face à des Plabennecois joueurs, cette ouverture du score «était le scénario idéal», se félicitait Marc Collat.
Compact derrière, agressif dans les duels, solide à la récupération avec un Nguyen chargé de marquer à la culotte David et ambitieux dans la relance, le Stade, avec quatre corners en 13 minutes, dominait de pâles Bretons.
Il ne manquait pas beaucoup de choses pour que la rencontre soit pliée. La soirée aurait dû être facile sauf que les Stadistes ont la fâcheuse habitude de baisser le pied en seconde partie de première période.
Hier ne fit pas exception. A l'image d'un Fortes inexistant ou d'un Tainmont improductif, Reims a perdu le fil de son match. «Il y a eu un relâchement. On s'est mis dans la difficulté. Seuls parce que l'adversaire jouait toujours au même rythme», avoue Alexandre Barbier.
Sans une accélération de Fortes, la seule du match, conclue par Gragnic (45e), Reims aurait pu rejoindre le vestiaire avec un seul but d'écart alors qu'il y avait deux ou trois classes d'écart entre lui et le promu nord-finistérien. Ce deuxième but a ôté le suspense à la rencontre. «On a pris des buts à des moments décisifs, regrettait Franck Kerdiles. Nous avions envie d'ouvrir tôt le score mais notre entrée en matière a manqué de consistance. Le premier but nous lance mal et le deuxième nous fait très mal car nous étions sur dix bonnes minutes. Cela fait partie de notre apprentissage.».
Echec fréjussien effacé
Au métier, le Stade avait imposé sa loi.
En seconde période, Plabennec, profitant de la position plus basse du Stade, a bien poussé mais ne fut jamais en mesure de combler un handicap qui s'accentua sur un contre de Gragnic ponctué par Fauré (60e) puis sur un rush de Touré (86e), auteur de son premier but avec le Stade.
Ce large succès offre la 3e place au Stade. Avec le coup de main d'un ancien de la maison, Farssane égalisateur la veille pour Rouen contre Créteil (1-1) à la 95e !
Avec dix jours de retard aussi, puisque cette montée sur le podium était prévue initialement lors du match en retard perdu à Fréjus (0-2).
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