Publié le samedi 26 septembre 2009 à 01H00 - Vu 1 fois
Vincent Gragnic, le buteur.
Christian LANTENOIS
Comme un court-circuit. Panne générale de secteur et panique dans les rangs. Plus de jus. Le noir complet. Et puis, timidement, une petite lueur apparaît. Juste ce qu'il faut pour éclairer l'issue de secours.
Hier, le Stade de Reims à qui il a manqué un peu de tout et même davantage, n'est pas passé loin d'une deuxième défaite à domicile et d'un quatrième revers en huit matches. Il n'a dû son salut qu'à un but heureux (un tir détourné de Gragnic) inscrit en toute fin de match.
Evoquer ses insuffisances c'est aussi reconnaître les mérites de l'adversaire. Plutôt objectifs, Marc Collat et ses joueurs ne pouvaient que reconnaître la supériorité de leurs invités. Car il faut l'admettre, le Rouen habilement coaché par Eric Garcin, l'ancien adjoint de Thierry Froger à Reims, méritait mieux que ce partage de points poussif.
Contrairement à l'équipe des « coiffeurs » rémois (*), les Diables verts d'un soir, ont évolué sans complexes, développant un jeu offensif plutôt séduisant, et dominant les débats grâce à une grande vivacité dans le geste et un esprit offensif très aiguisé. Trop joueuse, l'équipe basse-normande n'a pas su concrétiser ses moments forts, restant ainsi à la merci d'un coup de boutoir local.
Finalement, ce match charnière pour les Stadistes aura permis de constater que les « réservistes » n'ont pas le niveau des titulaires. Le penser c'était une chose, le découvrir c'est mieux.
Paradoxalement, c'est au moment où il se retrouva en infériorité numérique - expulsion de Thiam - que Reims proposa quelque chose de plus cohérent. « C'est à dix que nous avons montré un nouveau visage, fait preuve d'un nouvel état d'esprit ».
Inquiétant ? Un peu tout de même. Car cette équipe qui rêve de remontée immédiate, vient de se rendre compte qu'elle ne peut pas vraiment compter sur son banc. Trop jeunes, trop inexpérimentés, trop brouillons aussi parfois, ils ont été plus spectateurs qu'acteurs.
Certes, cette saison, le Stade ne sera sans doute plus privé en même temps de la moitié de son équipe-type.
Mais il se pourrait aussi que la réussite ne soit pas toujours de son côté.
Gérard KANCEL
(*) Gamiette et Fauré reviennent de blessure, Guégan, Deaux, Ielsch et Tacalfred étaient suspendus.
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