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Stade de Reims / A l'Aube de la renaissance

Publié le samedi 22 août 2009 à 01H00 - Vu 2 fois


Le Troyen Enza Yamissi sous la pression d'Odaïr Fortes : le Stade a su bousculer son voisin troyen.

Le Troyen Enza Yamissi sous la pression d'Odaïr Fortes : le Stade a su bousculer son voisin troyen.

Remi WAFFLART


ALLEZ, grattons-nous la tête ! Question : à quand remonte le dernier succès stadiste à Delaune ? Heu… au 17 avril 2009. Bravo !

Si l'on compte bien, cela faisait 124 jours que l'enceinte de Bocquaine n'avait pas goûté au goût agréable d'une victoire. Un bail.

Hier soir, ô miracle, comme un parfum de renaissance embaumait le vaisseau rouge et blanc. Pas un « direction, démission » n'est descendu des travées. Bizarre. Pas un sifflet n'a perturbé la quiétude des joueurs. Re-bizarre. Que des applaudissements, des encouragements. L'union sacrée sur l'autel d'un derby champenois d'un excellent niveau technique. Et, au bout du bout, trois points qui tombent logiquement dans l'escarcelle rémoise. Bref, une sensation agréable du travail bien fait dans la douceur d'un été étoilé.

Le plus surprenant dans l'affaire, c'est que les Rémois eux-mêmes ne se sont pas tapé sur le ventre bien longtemps. Plutôt un bonheur contenu. Gagner à domicile son 4e match de National, quoi de plus normal , après tout, pour un prétendant à la remontée immédiate.

On percevait comme une certaine fierté d'avoir répondu présent et éviter une nouvelle épreuve de force avec un public frondeur. « On devait gagner pour effacer nos prestations contre Amiens et Créteil », assurait Mathieu Fontaine, sans doute le meilleur homme de ce derby un peu à sens unique.

« On souhaite gagner certes, mais on ne fera pas n'importe quoi », avait prévenu Marc Collat après une minutieuse analyse du jeu de l'Estac.

Ainsi donc, s'appuyant sur un pressing étouffant, une défense rassurante et un Cédric Fauré omniprésent dans le jeu aérien offensif et défensif, le Stade déroulait son football sans anicroche en première période. Une emprise qui débouchait en toute logique sur l'ouverture du score signé du percutant Ludovic Gamboa, bien servi par le précieux Fauré (24e).

Solidarité

En panne d'inspiration, le voisin troyen s'empêtrait dans la nasse marnaise, ne parvenant pas à mener à bien aucune action digne de ce nom avant la pause.

Pour Reims, le plus dur restait à faire : ne pas reculer. Facile à dire, difficile à réaliser. Car, dès son retour sur le pré, l'Estac se mettait enfin en ordre de bataille. Et c'est là que l'on découvrait cette solidarité rémoise qui avait tant manqué ces dernières semaines. Qu'ils se nomment N'Diaye, Guégan, Deaux ou Fontaine, tous les joueurs s'appliquaient à céder le moins de terrain possible à des adversaires plus pressants. Dans ces conditions, cette deuxième victoire consécutive n'est que plus significative.

G.K.

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