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SHORT-TRACK / Coupe du Monde (Montréal) C'est maintenant ou jamais

Publié le jeudi 05 novembre 2009 à 01H00 - Vu 9 fois


Les sélections olympiques débutent aujourd'hui pour Pierron et le groupe France.

Les sélections olympiques débutent aujourd'hui pour Pierron et le groupe France.

Christian LANTENOIS


On l'avait rencontrée il y a un mois à la patinoire Barot à Reims, alors qu'elle peaufinait sa préparation pour les deux manches de Coupe du monde sélectives pour les Jeux de Vancouver.
Aujourd'hui, à Montréal, première des deux étapes nord-américaines, Véronique Pierron sera au départ des phases qualificatives du 1.500 et 1.000 m avant de s'élancer demain sur 500 m, sa distance de prédilection.
L'Ardennaise, licenciée au Reims patinage de vitesse, espère revenir sur la glace québécoise samedi et dimanche. Cela signifiera qu'elle a au moins atteint les quarts de finale et ainsi les minima (*) fixés par la Fédération française des sports de glace pour décrocher son billet pour les Jeux olympiques de Vancouver (12 au 28 février 2010).
Le défi paraît particulièrement relevé, mais pas impossible.
Véronique Pierron et tout le groupe France, dont le patineur d'origine rémoise Jean-Charles Mattéi, ont atterri au Québec samedi dernier.
« Véronique est partie en pleine forme. Les premières sensations sur place sont rarement excellentes à cause du stress et de la fatigue liée au décalage horaire. Mais l'évolution semble normale. Elle atteint déjà des vitesses de pointe intéressantes », précisait hier Ludovic Mathieu.
Deuxième chance à Marquette
L'ancien entraîneur national, qui avait claqué la porte du groupe France au printemps dernier, suit à distance, mais attentivement, les ultimes réglages de sa protégée. « C'est plus qu'un peu frustrant, confiait-il. Mais c'est comme ça, on fait avec… »
La jeune Ardennaise doit gérer l'absence de son coach dans des instants aussi cruciaux. « Je sais qu'elle fait beaucoup d'efforts et que cela semble plutôt bien se passer au sein de l'équipe de France. Mais je crains qu'elle paye ces efforts le jour de la compétition. Il faut qu'elle en garde, car, à ce niveau, le facteur psychologique est déterminant. Et sur cet aspect, je n'ai pas autant d'impact que si j'étais à ses côtés. On va croiser les doigts », expliquait Ludovic Mathieu qui contacte sa patineuse au moins une fois par jour, « par téléphone ou par mail ».
Si Véronique Pierron n'obtient pas son visa olympique ce week-end, elle disposera d'une seconde chance la semaine prochaine (12 au 15 novembre) à Marquette aux Etats-Unis. Après, il sera trop tard.
Nicolas ROY
(*) La FFSG a corsé les quotas internationaux qui prévoient un billet pour Vancouver à tous ceux qui se classeront au moins une fois parmi les 32 premiers sur chaque distance lors des deux manches nord-américaines à Montréal et Marquette.

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