Publié le mardi 09 février 2010
Nicolas Mas s'arrache de l'étreinte de son alter ego écossais Ali Dickinson. Il faudra encore un sacré paquet de bravoure samedi prochain...
DAVID MOIR
LE sélectionneur est, hier, revenu sur ce premier succès dans l'épreuve. « On a félicité les joueurs, mais on a envie de basculer sur l'Irlande. Si globalement, on est plus que contents de l'investissement des joueurs et de leur maîtrise, il y a des choses à régler. » Il ne s'agissait évidemment pas d'exiger la perfection de la part des Bleus dès ce premier match, mais il y a comme un sérieux goût d'inachevé en bouche…
Comme si, derrière les deux coups de boutoir de Bastareaud et dans le sillage d'un pack plus conquérant que jamais, plutôt que d'appuyer là où ça fait mal, les Tricolores avaient préféré se reposer sur une défense hermétique, mais pas pour autant tout à fait étanche. « Je retiendrai de ce match la victoire, mais aussi la maîtrise pendant 80 minutes ».
Un crédit indéniable. Le plus préoccupant étant toutefois de penser que la question n'était pas de vouloir pour cette équipe, mais bien de pouvoir…
Car, samedi, l'Irlande pointe son trèfle au Stade de France.
L'état d'esprit, indispensable face aux Verts d'O'Driscoll et loué par Morgane Parra, ne suffira pas. Ce dont Lièvremont était le premier conscient hier à tête reposée. « On sait qu'il faudra faire plus et mieux » contre une équipe d'Irlande, tenante du titre, auteur l'an dernier d'un Grand Chelem et victorieuse sans impressionner samedi, de l'Italie (29-11).
« On sait que le pied gauche de (l'arrière) Rob Kearney, la vista de (l'ouvreur) Ronan O'Gara ou du (centre) Brian O'Driscoll, et la densité de leur paquet d'avants nous causeront d'autres problèmes mais, encore une fois, pour une première sortie, c'est extrêmement encourageant ».
Ce XV de France doit mieux faire, une évidence. Il possède à peine six jours pour s'attaquer à ce que tous appellent « des détails à régler ». On espère qu'il ne s'agit que de cela…
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