Publié le samedi 08 décembre 2007 à 01H00 - Vu 1 fois
Le remuant Poté a donné du fil à retordre à Olivier Fontenette. La Montagne
CAMPAGNONI Francis
De notre envoyé spécial Rémi Tiret
Les statistiques sont décidément implacables. Depuis le début de saison, à chaque fois que le Stade de Reims a encaissé en premier un but à l'extérieur, il est reparti chez lui avec une défaite. Cela n'a pas fait un pli hier et les Rémois ont encaissé un huitième revers loin de leurs bases.
Pourtant, le premier « pion » était largement évitable. Un marquage plus strict de Bockhorni sur le corner de Grougi aurait sans doute évité vingt minutes échevelées où le Stade a dû évoluer en surrégime pour revenir. De là à dire qu'il aurait empoché la mise...
«J'ai été très impressionné par cette équipe, lancait le président Caillot en sortant des vestiaires. La météo était exécrable, mais le jeu pratiqué par Clermont est un rayon de soleil pour la L2.»
« Trop moyens »
Pour ce déplacement dans le Puy de Dôme, Thierry Froger avait décidé de laisser Devaux sur le banc, descendant Baldé d'un cran pour suppléer l'ancien Strasbourgeois en défense centrale aux côtés de Cherfa. Ayasse, lui, était aligné à la récupération avec Taïder, laissant leur aile respective à Assous et Didot.
Ainsi configuré, le Stade n'était pas trop bousculé en première mi-temps. Essentiellement sur quelques centres « vicelards » du remuant Poté qui aura bien « secoué » Fontenette. Reims ne donnait pas de réponse conséquente à ces quelques escarmouches.
Il fallait ainsi attendre les arrêts de jeu pour assister au premier – et timide – tir cadré « rouge et blanc », l'œuvre de Taïder. Les regrets peuvent venir de là.
Ne pas avoir su gérer un résultat nul qui n'aurait choqué personne.
La pluie, le vent s'étaient levés à la pause, ne manquait plus que le coup de tonnerre.
Il intervenait dès la 49e, par le biais d'un corner de Grougi que Bockhorni, au second poteau, concluait dans les filets d'Inthasane.
Etonnant latéral droit clermontois, qui en est à trois buts – tous de la tête – sur les trois dernières sorties de son équipe.
Mendy se voyait récompensé de son activité en doublant la mise dix minutes plus tard. Fauré réduisait la marque illico - son septième but de la saison, le premier à l'extérieur.
« A ce moment, on y a cru. On était peut-être mieux à 2-1 qu'à 0-0 », lançait Sylvain Didot. Oui mais voilà... Clermont remettait le couvert sur un lob des 35 mètres de Cordonnier. Sortie mal assurée d'Inthasane ? Peut-être, mais aussi beaucoup de talent du défenseur clermontois.
« A 3-1, on a lâché, soupirait le coach Thierry Froger. On est moyens, beaucoup trop moyens. Il faut se remettre au boulot. » « Vivement que les cadres reviennent », râlait son président
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