Publié le mercredi 03 décembre 2008 à 01H00 - Vu 11 fois
Deux nouvelles disciplines sont au programme cette année : la sarbacane et la boccia.
REIMS est une belle galaxie d'associations sportives. Elles sont plus de deux cents. Et plusieurs d'entre elles font preuve de dynamisme. C'est le cas de Reims handisport. Aujourd'hui, il offre le visage d'un club renouvelé, en plein épanouissement, radicalement inventif. Cela est une bonne nouvelle pour le monde du sport et pour toutes les personnes qui se sentent attirées par des aires sportives en dépit de leur handicap.
« Le sport pour une personne handicapée est un facteur d'intégration sociale. Ceux qui en font vont moins souvent chez le médecin et sont mieux dans leur corps et dans leur tête », explique Christophe Peran, président. « Cette année, on a reconduit toutes nos activités : le foot-fauteuil, la natation, le tir à l'arc et aux armes, le tennis de table… » Par ailleurs, deux nouvelles disciplines viennent de faire leur apparition : la boccia et la sarbacane. Histoire de diversifier les pratiques et d'agrandir le petit cercle de compétiteurs.
« Nous visons le milieu de tableau pour nos footballeurs. Pour la boccia, l'objectif est de se qualifier pour le championnat de France », précise Christophe Peran. En individuel, Bernard Lamoureux tentera de conserver ses trois titres de champion de France de 10, 25 et 50 m au pistolet. « Sa douzième place aux Jeux paralympiques de Pékin est une contre-performance, compte tenu de ses exploits lors des derniers France à 25 m. » Les choses seront moins compliquées pour Céline Gerny : elle s'évertuera à défendre son unique place de championne de France d'équitation, catégorie dressage. Arnaud Savio, lui, sera de nouveau postulant pour l'or au championnat de France du 100 m brasse.
Mais Bernard, Céline et Arnaud pourront-ils continuer à batailler pour ces médailles ? Pas sûr. Car Reims handisport est confronté à l'épineuse question de la prise en charge financière de ses éducateurs sportifs, salariés de l'association. Consciente du problème « la Ville, à la différence du conseil général, nous apporte différentes solutions à court terme qui ne nous permettront pas de continuer à fonctionner bien longtemps. Si aucune solution n'est trouvée d'ici la fin de l'année, Reims handisport sera obligé de cesser toutes ses animations. Toutefois, nous restons optimistes en pensant que les collectivités ne nous laisseront pas tomber. » Le Reims handisport réalise actuellement 29 heures de sports auxquelles il faut ajouter les compétitions le week-end.
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