Publié le dimanche 28 décembre 2008 à 01H00
Michel Périn a préparé le rallye lors d'épreuves… de lenteur.
Jean BATILLIET
IL fait partie des équipages favoris du prochain rallye Dakar. À 51 ans, Michel Périn affiche un moral de vainqueur à quelques jours du départ de la course qui traversera pour la première fois l'Amérique du Sud pour des raisons géopolitiques.
« C'est une épreuve très difficile. Une victoire, c'est l'équivalent d'un titre mondial. Cette année, la course sera ardue avec 550 concurrents au départ et 10.000 kilomètres à parcourir », explique-t-il.
Pas de quoi effrayer ce copilote chevronné qui a déjà participé à l'épreuve en 1994, 1995 et 1996.
Dans quelques jours, il se retrouvera aux côtés de Carlos Sainz sur un véhicule Volkswagen Touareg.
« Je pars quelques jours avant le départ, fixé le 3 janvier, pour m'habituer à la chaleur, de l'ordre de 30 degrés, et ne pas faire les frais du décalage horaire. Il faut mettre le maximum de chances de son côté », souligne Michel Périn.
D'autant qu'un sacré programme l'attend : la traversée de la Cordillère des Andes et de la Patagonie. Mais aussi celle du désert Atacama, situé le long de l'océan Pacifique au Chili. « C'est le désert le plus aride du monde. »
Pour se préparer, le copilote spanacien adopte une préparation physique rigoureuse et profite du cadre de vie et des équipements de la ville et de son arrondissement. Il pratique le jogging sur les coteaux champenois, fréquente les bassins de Bulléo et les salles de fitness. « À raison de 5 jours par semaine. »
Michel Périn s'est préparé, en outre, d'une façon originale.
En participant à des rallyes de régularité qui exige beaucoup de concentration et de précision. Il s'est ainsi inscrit au classique rallye de Champagne avec son épouse Marie-Christine.
L'épreuve a réuni 40 véhicules à l'initiative de l'automobile club de Champagne.
« C'est le contraire d'une course de vitesse. Nous sommes partis de Reims pour rejoindre Fleury-la-Rivière. Il fallait tenir la moyenne la plus basse possible, c'est-à-dire inférieure à 50 km/heure. Chaque concurrent en avance est pénalisé. Ce n'est pas évident », précise Michel Périn.
Il a fait cette course en compagnie de son épouse, Marie-Christine, sur une Golf GTI de 1982 qui a été restaurée grâce au concessionnaire local. Michel Périn a marié lenteur et précision.
Jean Batilliet
La lenteur comme entraînement









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