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Monaco s'installe en première classe

Publié le vendredi 27 juillet 2012 à 10H43 - Vu 289 fois



FOOTBALL (Ligue 2). Beaucoup de prétendants dans la roue du onze russo-princier. Succédant à une saison décapante, 2012-2013 devrait renouer avec un scénario plus classique.

Allez, évacuons d'emblée le problème en avalant notre chapeau : un pronostic se bâtit sur un savant mélange de virtuel et de réalité. Mais en sport, ce qui semble évident au départ se complique au fil de la saison. Résultat : nous nous sommes mis le doigt dans l'œil, jusqu'au coude.
En remontant le temps, dans notre numéro « spéciale L2 » de juillet 2011, les trois futurs promus - Bastia, Reims et Troyes - se situaient… dans le dernier chapeau de notre pronostic. Difficile de faire pire. Nos élus potentiels ? Sedan, Lens et Monaco.
À la reprise de l'entraînement, en juin 2011, Michel Rouquette, le coordinateur sportif du CSSA, nous avait convaincus. « Nous n'allons pas nous cacher derrière notre petit doigt, avouait le Sparnacien, Sedan joue la montée et nous assumons ce statut ».
À Lens, coach Jean-Louis Garcia, se frottait les mains à l'idée d'aligner ses pépites offensives (Mathlouthi, Pollet, Toudic, Maurice, Cuvillier, Eduardo, Ben Saada), tandis qu'à Monaco, Marco Simone s'installait au volant d'une luxueuse Ferrari rouge avec un troupeau de lions dans le moteur (Giuly, Dirar, Dumont, Vahirua, Helstad).
Au bout du compte, les crampons de trois favoris sont restés coincés dans les terrains gras de l'élite d'en-bas, le trio bouclant leur chaotique exercice aux 4e, 8e et 12e places.

Ranieri et la France d'en-bas

Au matin de cette nouvelle saison, à l'heure où retentissent les cors marquant l'entame d'un championnat souvent atypique, aucun observateur ne fanfaronne. Mieux, la prudence est de rigueur. En Ligue 2, les faux rebonds sont légion et incitent à la méfiance.
Si l'on se réfère uniquement à la puissance financière des protagonistes, Monaco (30 millions de budget), Lens (25 millions) et Auxerre (20 millions), ont déjà en poche la moitié de leur ticket d'accession, alors qu'à l'autre extrémité, Niort (6,3 millions de budget) est censé ne faire qu'une simple apparition à ce niveau, avant de retourner à ses chères études en National.
Mais l'histoire récente rappelle qu'ici aussi, l'argent ne contribue que rarement au bonheur de son utilisateur. Si c'était le cas, on serait moins embêté à définir une hiérarchie.
Monaco, qui a payé pour découvrir la rudesse de ce monde particulier du vendredi soir, ne devrait pas se laisser piéger une deuxième fois. Désormais habituée à son nouvel environnement - comme en témoigne sa formidable remontée lors de la deuxième partie de la saison passée -, la formation princière, présidée par le milliardaire russe, Dmitri Ryboloviev, ne tendra pas l'autre joue.
Elle partira ultra-favorite, avec à sa tête un top coach, Claudio Ranieri, et des joueurs de renom comme Wolf, Ribas, N'Dinga, Poulsen et Bajrami.

Le sanglier se terre

Dans son sillage, Lens, Auxerre, Nantes et Dijon, possèdent les arguments exigés pour éviter une saison galère. Les Artésiens, en pleine restructuration après le départ de leur emblématique président, Gervais Martel, ont recruté utile avec des valeurs sûres de L2 (Le Moigne, Valdivia, Riou). Les Icaunais devront digérer et leur relégation et leur dégraissage forcé (Chafni, Contout, N'Dinga, Berthod, Grichting, Kapo), pour espérer vite rebondir.
Même chose pour les Dijonnais, orphelins de Patrice Carteron, mais disposant avec le duo Thil - Jovial, des armes nécessaires pour partir à la guerre.
Quant aux Nantais, un nouvel échec solderait définitivement la politique Kita. Michel Der Zarkarian a succédé à Landry Chauvin, avec l'ambition de réussir là où il vient d'échouer avec Clermont.
La grosse cote est à pêcher dans le peloton des trouble-fête, où devraient sévir le Clermont de Régis Brouard, un Stade Malherbe de Caen déplumé (départs d'Hamouna, Thébaux, Proment, Nivet, Bulot, Heurtaux), et un doyen havrais qui voudra faire honneur à sa nouvelle enceinte, mais qui risque de ne pas se remettre de sitôt du départ sa pépite cap-verdienne, Ryan Mendes.
C'est aussi à ce niveau que devrait se situer Sedan et ses 9,5 millions de budget. Les Sangliers, visiblement affaiblis, qui ont manqué le coche la saison dernière, ne semblent pas en mesure d'améliorer leur position (4e). Pour eux aussi, le concours de pronostic demeure un exercice périlleux.

Gérard KANCEL

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