Publié le vendredi 14 novembre 2008 - Vu 12 fois
« Je suis là pour prendre tout ce que m'offrent le coach et la L2 ».
Herve Oudin
Primo : si Bordeaux lui a proposé un contrat pro de trois ans au terme de sa formation de quatre années en Gironde, ce n'est pas par souci de diversité au sein de son effectif.
Deuxio : dans ce milieu où on tourne en rond et où la majorité des joueurs manie la langue de bois avec une certaine délectation, le milieu gaucher se démarque en affichant un discours simple et compréhensible.
Tertio : il est très sensibilisé à l'avenir du Stade de Reims, même si son engagement n'a été validé que sous la forme d'un prêt d'une saison.
Bref, Wilfried Moimbe, bon garçon, bon footballeur, est pour l'instant l'une des rares satisfactions stadistes.
Wilfried, regrettez-vous d'être venu à Reims après un début de saison aussi médiocre ?
« La déception s'inscrit uniquement en terme de résultat. Pour le reste, j'assume mon choix. Avant de m'engager ici, j'ai longuement discuté avec mon entourage, ma famille. Au terme de la réflexion, on s'est dit que ce club était un bon tremplin pour ma carrière. »
Quelle est votre explication à ce mauvais départ ?
« Ici, il y a tout. De bons joueurs, un super stade et des objectifs précis. Pourtant, on a éprouvé bien des difficultés à mettre notre jeu en place. Je pense que la seule explication résulte dans le retard pris pour réussir l'amalgame entre tous les nouveaux joueurs. »
Comment vit-on ce genre de situation ?
« On observe, on écoute, on s'investit encore davantage en se disant que l'horizon va s'éclaircir. Depuis quatre matches, on sent que ça revient. Même si on ne gagne pas, le contenu est correct. Personnellement, j'ai apprécié les conseils de Sylvain Didot qui m'a toujours soutenu. »
Vous jouiez en CFA à Bordeaux, vous êtes-vous dit que vous n'étiez pas fait pour la L2 ?
« J'ai été, c'est vrai, surpris par le niveau physique, mais je m'étais préparé à souffrir. Le rythme est certes plus élevé qu'en CFA, mais en football, il faut toujours jouer sur ses points forts. »
Justement, à quel poste êtes-vous plus efficace ?
« Je suis arrivé à Bordeaux en tant que milieu gauche, mais à cause de blessures, j'ai évolué en milieu axial et aussi en défense centrale. A Reims, on m'a annoncé comme latéral gauche. J'ai d'ailleurs évolué à ce poste lors des matches amicaux. Didier Tholot qui venait me voir en CFA, m'a pris pour jouer milieu gauche. Mais bon, l'essentiel c'est de jouer… »
Didier Tholot semble avoir confiance en vous…
« A Bordeaux, j'allais souvent voir jouer Libourne. J'y avais des copains comme Anthony Moura ou Boubacar Kébé. Cette équipe produisait du jeu et on ne s'ennuyait jamais, même si elle encaissait trop de buts. Avec le coach, on essaie de bien jouer, même si ça ne suffit pas parfois. »
Certains ont dit que les joueurs prêtés ne se souciaient pas de l'avenir de l'équipe...
« Le discours des dirigeants me convient. Je suis venu ici pour jouer le plus de matches possibles, pour prendre tout ce que le coach et la L2 peuvent me donner. Mais mon vrai bonheur serait de sauver ce club. C'est, je pense, un défi collectif. »
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Comme un vent porteur
L'ENJEU
Depuis plus de 100 jours, il n'a pas varié : gagner à domicile, y prendre le maximum de points pour espérer. Tenter aussi de reconquérir un public un rien frondeur, qui digère toujours aussi mal les douches froides.
Si le Stade va mieux depuis un mois, ce renouveau ne se vérifie pas au classement où il n'aura pas été en position de relégable que deux journées sur quatorze (les 3e et 4e). Plombée par des prestations indigentes à domicile, l'équipe de Tholot sait que son salut passe par son efficacité à domicile. Clermont qui n'a pris que 2 points sur 18 hors de ses bases semble être un bon client.
LES CLES
Clermont-Foot, rival direct de Reims, à la suite de sa précieuse victoire face à Metz, espère tirer un avantage de son déplacement en Champagne. Les Auvergnats proposent un bloc hermétique et procèdent par contres en s'appuyant sur la rapidité de Yatabaré. Un cas à gérer pour la défense locale. Mais la question prioritaire à régler concerne l'entame de match. Les Stadistes parviendront-ils enfin à évacuer cette inexplicable fébrilité ?
ADVERSAIRES A SURVEILLER
Privé de deux pièces maîtresses, Hamdani et Benatia, Clermont resserrera encore davantage sa garde. Le danger a été identifié par Tholot. Il viendra des côtés. Il a réclamé vigilance, patience et opportunisme.
PAROLES DE COACHES
Didier THOLOT : « Nous aurions dû l'emporter à Nîmes, mais peu importe, nous sommes dans l'obligation de prendre trois points chez nous. Je m'attends à un match fermé que l'on devra aborder avec intelligence et sang-froid. »
Didier OLLE-NICOLLE : « Reims est convalescent et la suite de cette convalescence dépend de nous. Nous attaquons une série de matches face à des équipes qui disputent le même championnat que nous. »
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