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L'étoile / A en perdre le Nord

Publié le samedi 26 septembre 2009 à 01H00


Chris Davis a eu beau terminer meilleur scoreur de la partie, l'Etoile a souffert face à l'envie du promu ch'ti.

Chris Davis a eu beau terminer meilleur scoreur de la partie, l'Etoile a souffert face à l'envie du promu ch'ti.

Karen KUBENA


De notre envoyé spécial Cédric GOURE

TROP laxiste en défense, à l'image d'un troisième quart temps cauchemardesque, l'Etoile s'est inclinée hier soir face à des Lillois euphoriques pour le premier match de leur histoire en Pro B.



ADRESSE ET INTENSITE (18-22)



Avec son cinq majeur aligné d'entrée, l'Etoile imprimait son rythme au début de la rencontre en signant un écart prometteur sur un bonus de Thomas (2-11, 3e).

La défense stricte empêchait les Lillois de se libérer jusqu'à ce qu'un tir périphérique de Stanford n'efface celui de Harrison (9-18, 6e).

A l'image de son déficit aux lancers francs (3 sur 7), le promu ne connaissait pas la même adresse que son hôte (71%), mais réduisait son débours en passant un 9-2 (18-22, 10e).



CAPITAL DILAPIDE (38-39)



Rapidement sanctionné de deux fautes, Janisius apportait par son jeu dos au panier un registre que les Ardennais ne possédaient pas la saison dernière.

Sans l'omniprésence de Payton, l'équipe nordiste serait-elle restée au contact à la mi-temps ?

Sur un primé, Davis offrait une première marge à Charleville, mais Namyst allait considérablement durcir sa défense (20-29, 13e). Les ouvertures devenant moins faciles, Lille parvenait quasiment à combler son retard à la mi-temps (38-39, 20e).



SANS DEFENSE (68-50)



En l'espace de cinq possessions, Petrovic permettait à sa formation de mener pour la première fois (48-41, 23e).

Fuie par la réussite, l'Etoile commençait à déjouer et était reléguée à douze longueurs sur une claquette de Gouez, qui concrétisait un terrible 13-0 (53-41, 25e).

Si Corre stoppait l'hémorragie, personne ne freinait Siggers dans sa démonstration derrière l'arc de cercle. En panne sèche, les Carolomacériens ne savaient plus comment défendre... d'autant que Malet s'autorisait un improbable panier à neuf mètres.

En dix minutes, le match tournait à la correction face à la redoutable (13 paniers sur 19 tirs) efficacité lilloise (68-50, 30e).

REACTION TROP TARDIVE (88-70)



Désormais si loin du compte, l'Etoile allait-elle se lancer dans un baroud d'honneur ? Couplée à l'application de Davis et Paelay, l'abnégation de Janisius ramenait le score à des proportions moins déconcertantes (75-63, 35e).

Mais les fautes provoquées n'étaient pas systématiquement réparées derrière la ligne des lancers et, en face, Siggers conservait la main chaude. Les Carolomacériens sortaient la tête basse, signe de la frustration d'une deuxième mi-temps galvaudée (88-70).


 


letoile

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