Publié le mardi 09 février 2010
Joueur dans les années 80, Rachid Djadel - ici entre David Halllou son adjoint et le président Boie - a déjà connu une expérience d'entraîneur à l'USR de 2004 à 2006 en conduisant le club d'Excellence en… DHR. Réussira-t-il un bis répétita ?
Pascal Remy
QUEL bilan tirez-vous de la première partie de saison de l'USR ?
« Actuellement, en étant à portée de fusil des mieux classés à la trêve et avec deux matches de retard, on est dans les objectifs fixés par les dirigeants en début de saison. Cela dans un contexte réussi de reconstruction du club. Maintenant, il ne faudra pas rater notre reprise.
Il y aura d'abord la mise à jour de notre calendrier avec des matches contre l'Olympique (14 février) et Fumay (21 février) qui, en cas de doublé victorieux, peut nous amener en pole position. Puis au redémarrage officiel du championnat, nous enchaînerons avec des échéances décisives face à Tinqueux, actuel leader, les Portugais de Reims, seconds, et Nord Champagne, le cinquième. Autant dire qu'on sera tout de suite dans le vif du sujet. »
Ayant accédé à cet échelon cette saison, votre équipe est-elle en mesure de franchir un palier supplémentaire ?
« Compte tenu de la qualité du groupe et du projet sportif mis en place, on peut raisonnablement viser la montée en DHR tout en sachant ce qu'il faut faire comme effort dans une compétition difficile pour relever le défi. A nous d'aller chercher soit la première place - synonyme d'accession directe - ou la deuxième position qui peut aussi valider un ticket pour la DHR en fonction des résultats des seconds des deux autres poules champardennaises. »
« Fusion inévitable »
Quels sont vos satisfactions et vos regrets ?
« Côté satisfaction, je sais le club en route. On a un groupe qui travaille et qui, pour le moment, répond à nos attentes. L'effectif est composé de joueurs venant d'horizons différents et aux caractères bien trempés. Ça fait la richesse de cette équipe guidée par Mustapha Elmakouri, un ancien du quartier d'Orzy, qui a joué en CFA à Epernay. Au niveau des regrets : avoir bêtement laissé filer des points à Nord Champagne (2-1) et contre Argonne (2-2). »
Au niveau financier, comment se porte le club ?
« Financièrement, on a un président, Sébastien Boie, qui veille à ce que l'USR soit bien gérée et c'est le cas. Mais comme j'aime bien rester à ma place, celle d'entraîneur, je me contenterai de cette réponse. »
On a beaucoup évoqué un projet de fusion avec Orzy. Votre point de vue sur ce sujet sensible ?
« Pour avoir été à différents moments de mon existence au sein des deux clubs - douze ans durant à Orzy comme technicien dans une association qui est parvenue à la force du poignet et grâce aux deux Guy, André et Dereaucroix, à passer du championnat de District à la Promotion de Ligue - puis à l'US Revin comme joueur puis entraîneur durant une petite décennie, j'ai souvent entendu évoquer ce sujet.
Pour ma part, je pense que la fusion sera inévitable à terme mais elle ne peut se faire n'importe comment. Pour réussir le rapprochement des deux clubs, il faut mettre en place une véritable structure autour d'un vrai projet sportif et éducatif. On ne fera pas une fusion sur un simple coup de tête et uniquement parce que le maire de la commune tape du poing sur la table pour y arriver. Et aujourd'hui, j'estime que les conditions ne sont pas réunies. »
Propos recueillis par Pascal REMY
Sortie par la petite porte en Coupe des Ardennes par la Promotion de Première Division de Terron-sur-Aisne (2-2, 3 t.a.b. à 2), l'USR a par contre éliminé trois clubs de DH en Coupe de France : Nouvion-sur-Meuse (3-1), Fumay (2-0) et Bogny-sur-Meuse (2-1) avant d'être battue par Sainte-Anne au 4e tour.









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