Publié le samedi 09 février 2008 - Vu 16 fois
Alexandre Barbier et Sylvain Didot, les deux buteurs stadistes d'une soirée contrastée. Christian LANTENOIS
Christian Lantenois
ELLE était attendue depuis le 19 octobre et la venue de Montpellier. Sur le même score que ce vendredi-là, le Stade a enfin renoué hier avec la victoire à Delaune en championnat.
Obtenue au terme d'un match heurté, elle fut longue à se dessiner tant les Stadistes ont peiné à se mettre en route. Ils ont ainsi sans doute définitivement condamné les Gueugnonnais présents dans les deux divisions pros sans discontinuer depuis 1970.
Sans rythme
La première période fut donc insipide. Peu engageante et peu engagée ! « On doit revoir notre copie, concède Thierry Froger. Nous n'avons pas offert la prestation d'une équipe qui voulait créer quelque chose. » Deux buts ont tout de même été inscrits mais pour les grandes envolées…
Finalement, ces quarante-cinq premières minutes valurent surtout par l'égalisation d'un Didot remuant.
Servi par Kermorgant, meilleur passeur stadiste (5 offrandes), le capitaine en extension surprenait Peiser pour marquer son premier but en championnat depuis le 30 septembre 2005, à Brest (1-1). C'était la meilleure chose qui pouvait arriver aux Stadistes « en réaction », dixit Froger. « Nous n'étions pas dans le tempo. »
Didot, en soutien des deux attaquants Fauré et Kermorgant, était récompensé de son investissement dans un rôle de n° 10 qu'il avait déjà occupé à Toulouse.
Rien d'autre pour s'enflammer ? Non si ce n'est Agassa qui, pour sa première à la maison, faisait le spectacle dans les airs sans avoir pu éviter à Reims de concéder l'ouverture du score pour la troisième fois de suite à Delaune.
« Nous avions eu la chance de revenir vite mais il y avait trop de distance entre nos lignes. Il y avait peu de passes sur des joueurs en mouvement. C'était statique. On était en droit d'attendre plus d'allant », confessait Froger.
Dès la reprise, le Stade investissait plus franchement le camp forgeron. Les duels viraient en sa faveur. Ce surcroît d'engagement était le bienvenu après un premier acte aussi peu rythmé.
Barbier héros malheureux
Le bénéfice de cette emprise aurait pu être retiré sur un « coup de boule » de Fauré heurtant la barre avant de retomber sur la ligne.
Le goléador fut vengé par son dauphin au classement des buteurs stadistes, Barbier. Sur un coup franc, le défenseur exploitait une bévue bourguignonne pour sa quatrième réalisation de la saison. Qu'il célébrait en ôtant partiellement son paletot. Pas entièrement mais trop pour M. Rainville qui voyait rouge et le privait automatiquement du voyage à Dijon.
L'homme en noir, supervisé par le Picard M. Lartigot, a d'ailleurs dégainé dix jaunes plus deux rouges avant de congédier tout le monde sur un dernier sauvetage d'Agassa (95e).
En renversant totalement la vapeur pour la seconde fois de la saison (après Libourne lors de la 2e journée), le Stade revient à la 11e place, son meilleur rang depuis le 6 novembre.
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