Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site Ou, cliquez ici pour l'ajouter au menu démarrer

JO / Yannick Agnel, géant

Publié le mardi 31 juillet 2012 à 10H25 - Vu 217 fois



OLYMPIEN impétrant et squale de piscine municipale »: Yannick Agnel devra retirer le terme « impétrant » de son profil Twitter, car il est bien un « Olympien » maintenant, après sa deuxième victoire en 24 heures dans la piscine olympique de Stratford.
Dernier relayeur, dimanche soir, du 4 x 100 m tricolore victorieux des Américains, lors duquel il avait irrésistiblement rattrapé l'Américain Ryan Lochte dans la dernière longueur, Agnel a récidivé hier soir, reléguant une nouvelle fois le nageur californien très loin, hors du podium cette fois.
Deuxième médaille d'or donc pour Agnel, et trois au total pour la natation française depuis le début de ces Jeux, avec celle de Camille Muffat sur 400 m nage libre dames dimanche soir, juste avant l'exploit du relais. Soit autant que durant toute l'histoire de la natation française jusque-là, si on oublie le titre de Charles de Vendeville en 1900 sur 60 m nage sous l'eau !
Champion du monde 2011 à Shanghai, Lacourt le Marseillais espérait imiter Agnel. Mais, il a échoué au pied du podium en craquant complètement dans la dernière longueur.
En attendant d'autres exploits des nageurs français, et notamment de la Niçoise Camille Muffat, qualifiée pour la finale du 200 m nage libre, aujourd'hui, ce sont les judokas qui ont apporté du métal à la collection française, avec deux autres médailles, en bronze celles-là.

Troisième au tableau des médailles

Première médaillée de la journée, Automne Pavia s'est imposée dans le combat pour la 3e place chez les -57 kg, face à la Hongroise Hedvig Karakas. Une belle réaction pour la jeune femme, après sa défaite en demi-finale face à la future championne olympique, devant le regard de toute sa famille et ses sept frères et sœurs. Quelques instants plus tard, c'est un grand copain de Teddy Riner, Ugo Legrand, 23 ans et champion d'Europe, qui a ramassé du bronze sur le tatami, en -73 kg, face au Sud-Coréen Wang Ki-Chun, le n° 1 mondial, sur un waza-ari durant le « golden score », les prolongations des judokas.
Et de trois donc pour le judo français depuis le début de ces Jeux, après le bronze, déjà, de Priscilla Gneto dimanche en -52 kg.
Seize ans après Atlanta et ses deux titres olympiques, « la guêpe » Laura Flessel n'avait par contre plus de venin, hier.
A 40 ans, la porte-drapeau de la délégation française rêvait encore d'or. Mais elle a été réveillée brutalement, sous les yeux du président de la République François Hollande, en tribunes, par la n° 4 mondiale, la Roumaine Simona Gherman. 15-12 : le signe de remettre l'épée au fourreau. « Je voulais faire cinq matches et finir comme ça (cinq matches auraient signifié un titre olympique). L'aventure s'arrête après deux matches… », a confié l'épéiste, en larmes.
« Il y a eu des jours avec des prises de têtes, d'autres avec des larmes, du champagne », a confié la « guêpe » - un label gagné au début de ses 25 ans de carrière pour sa propension à piquer ses adversaires aux pieds -, en larmes après son dernier assaut : « Mais aujourd'hui, je suis contente de la petite Guadeloupéenne qui est arrivée en métropole ».
Avec sept médailles, dont trois en or, la France est désormais 3e au tableau des médailles.
Largement en avance sur leur tableau de marche de Pékin, où ils avaient glané 41 médailles, dont 7 en or, pour une 10e place finale, les sportifs français peuvent rêver de faire des Jeux de Londres des Jeux un peu plus bleu encore.

Imprimer Recommander Wikio digg

Il n'est plus possible de contribuer à cet article.

Droits de reproduction et de diffusion réservés © www.lunion.presse.fr - ISSN 2110-5952