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JO / Le « graal » de Picavet

Publié le mardi 07 août 2012 à 11H00 - Vu 117 fois



Après avoir travaillé dans les milieux de l'escrime, de l'athlétisme et de la natation (quand il avait un cabinet à Antibes), Sylvain Picavet (*) s'est retrouvé propulsé il y a quelques jours à Wimbledon, « le plus beau site de tennis du monde »
Afin d'intégrer, ponctuellement, la garde rapprochée de la Bélarusse Victoria Azarenka, n°1 mondiale WTA - rien que cela -, médaillée de bronze individuelle samedi, après avoir été balayée en demi-finale par l'Américaine Serena Williams (6-1, 6-2, future lauréate), mais titrée en double mixte avec son compatriote Max Mirnyi, dimanche, après avoir pris le meilleur sur la paire britannique Andy Murray - Laura Robson
« L'entraîneur breton de Victoria, Sam Sumyk, cherchait un kiné-ostéo qui avait de l'expérience, capable de s'adapter très rapidement aux besoins de son athlète, raconte le praticien rémois.
Quand il m'a contacté, je n'ai pas hésité une seule seconde. Ma femme (Nathalie Treil-Picavet, ancienne championne de trampoline et désormais présidente du TC Cormontreuil) m'a dit de saisir cette opportunité car elle ne se présente qu'une fois dans une vie. J'ai donc sacrifié mes vacances avec mes trois enfants. »

Dans « une écurie de Formule 1 »

Depuis deux semaines, Sylvain Picavet partage donc une maison dans le quartier huppé de la banlieue londonienne avec l'une des meilleure tenniswomen de la planète.
« Les Bélarusses sont très formatées. Elles savent ce qu'elles veulent comme soins, comme traitements particuliers, avoue-t-il.
J'ai un rôle soignant et préventif, comme les conseils sur l'hygiène de vie, comment gérer les étirements d'avant et d'après matches pour aller plus vite que les autres en terme de récupération. »
Le spécialiste marnais a l'impression de faire partie « d'une écurie de Formule 1 » où « toutes les compétences sont conjuguées pour que l'athlète aille le plus loin possible ».
« Je suis content d'être entré par cette porte-là, celle de la compétence, confie-t-il avait fierté. Car, ce n'est pas toujours le cas, surtout dans ce milieu très fermé. En 18 ans de carrière, j'ai 17 ans de formation derrière moi. On n'a jamais fini de se former afin d'acquérir le plus gros bagage technique, d'avoir la meilleure panoplie d'outils possible. Cette expérience est mon Graal. Je profite vraiment de l'instant présent. »
Un beau cadeau d'anniversaire une semaine avant de fêter, en famille, ses 43 ans.

(*) Son frère cadet, François, est le kiné du Stade de Reims et le kiné-ostéo du CCRB.

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