Publié le samedi 22 mars 2008 à 01H00
Paul Sinibaldi, trois fois champion et vainqueur d'une Coupe de France avec le Stade a été honoré hier à Delaune.
Christian Lantenois
COMMENT expliquer l'inexplicable ? Mais qu'arrive-t-il à ce Stade qui semble s'amuser à se faire peur. La quatrième défaite concédée à domicile hier face à Angers Sco, ne rassure pas. Pis, l'inquiétude semble gagner les rangs rouge et blanc.
Elle fait suite à un revers enregistré dans les dernières minutes à Guingamp. Reims marque le pas et ne doit qu'aux médio-cres résultats de ses poursuivants de maintenir la tête hors de l'eau à quelques encablures de l'arrivée. Pourtant, pendant une grosse mi-temps, le contenu était correct. Il aura fallu un grain de sable pour enrayer un moteur qui semblait tourner rond.
Malin Brunel
Jusqu'à cet exploit personnel de l'expérimenté Brunel qui venait de se jouer de Baldé dans la surface avant d'ajuster Agassa d'un tir enroulé du gauche à la Thierry Henry (51e), les Rémois semblaient bien gérer la situation. Leur entame de match était même convaincante avec une réelle volonté de produire du jeu.
C'était même plutôt beau à voir, avec un trio Taider-Féret-Kermorgant à l'aise, parfaitement relayé par un Didot clairvoyant.
Mais, à trop vouloir soigner ses effets, le Stade s'engluait progressivement dans la nasse angevine. Physiquement, le milieu rémois ne pouvait tenir cette cadence infernale, laissant alors le soin aux visiteurs de reprendre le contrôle de la partie. Une mi-temps contrastée donc pour des Stadistes devenus prudents, alors qu'ils s'étaient créé une première belle occasion par Taider (tir sur le poteau).
Le Sco, décomplexé, s'offrait l'occasion de cette mi-temps avec un tir de Ben Khalfallah dévié sur sa transversale par le bondissant Agassa.
Précipitation
Un quart d'heure de repos plus tard, la physionomie de la rencontre changeait radicalement. La sortie de Barbier, remplacé dans l'axe par Baldé, ne semblait pas rassurer l'équipe locale devenue subitement besogneuse.
La confiance avait changé de camp et Brunel en profitait pour porter l'estocade. La poussée stadiste mettait certes à l'ouvrage la défense visiteuse, mais il en fallait bien plus pour dérouter le solide Ongoly, impérial dans le jeu aérien, mais surtout un étonnant Padovani, efficace dernier rempart.
Fatigués, les Rémois ne renonçaient pas pour autant. Mais trop de déchets, trop d'approximations, trop de signes d'énervement aussi réduisaient à néant ce bel effort. Les Stadistes devront apprendre à jouer ensemble, les uns pour les autres. Au diable les problèmes d'ego, leur salut passe par ce petit « sacrifice ».
Gérard Kancel
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