Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site Ou, cliquez ici pour l'ajouter au menu démarrer

FOOTBALL / Stade de Reims : Caillot reprend le manche

Publié le mercredi 03 septembre 2008 - Vu 18 fois


Jean-Pierre Caillot (ici avec son vice-président Didier Perrin à gauche) voit sa passion ébranlée par des critiques qu’il estime injustifiées.
PHOTO (Aurélien LAUDY) : Rassuré par son recrutement estival, le Stade de Reims souhaite effacer au plus vite son mauvais mois d’août. Son président se veut résolument offensif.

Jean-Pierre Caillot (ici avec son vice-président Didier Perrin à gauche) voit sa passion ébranlée par des critiques qu’il estime injustifiées. PHOTO (Aurélien LAUDY) : Rassuré par son recrutement estival, le Stade de Reims souhaite effacer au plus vite son mauvais mois d’août. Son président se veut résolument offensif.

Christian Lantenois


UNE campagne de recrutement ça use. Surtout lorsque celle-ci épouse un médiocre début de saison. Après avoir signé trois joueurs dans les dernières heures du mercato estival, Jean-Pierre Caillot dresse un premier bilan d’une saison entamée à l’envers.
Il ne cache pas que les dures critiques qui s’abattent sur son club ébranlent parfois sa passion, sans toutefois, jusqu’ici, l’obliger à renoncer.
« Le Stade de Reims va bien, admet-il, je n’avais jamais annoncé qu’on allait jouer la montée, mais rien ne nous empêche de cultiver ce rêve ». La mise au point est cinglante.
Jean-Pierre Caillot, avec quatre défaites en cinq matches, le Stade de Reims est déjà en difficulté. La rupture annoncée se fait attendre…
« Il faut savoir replacer les choses dans leur contexte. L’attente est forte et les résultats ne sont pas au rendez-vous. La frustration est grande. Mais la saison ne fait que débuter. Ma principale déception se situe par rapport à Didier Tholot. Il vit une grande frustration car il espérait autre chose en ce début de championnat ».
Peut-on se remettre d’un mauvais départ ?
« Bien sûr. Il y a bien d’autres équipes dans cette situation. Ma petite expérience de président m’autorise à dire qu’il faut éviter l’état de panique et gérer lucidement les événements ».
Le principal reproche qui vous est adressé concerne le recrutement et le départ de la paire Fauré-Féret…
« Peut-on objectivement retenir deux joueurs qui vont, en L1, l’un tripler, l’autre doubler leur salaire ? D’un autre côté, le club a réalisé une bonne opération financière ».
Ceux qui arrivent sont-ils du même acabit ?
« Les spécialistes reconnaissent la valeur de nos recrues. Avec Liébus et Agassa, nous disposons de deux des meilleurs gardiens de L2, Martinez est un international reconnu, Tacalfred, Gragnic, Samson ont des références en L2, Sylvain N’Diaye compte plus de 25 matches de Coupe d’Europe, Gamiette faisait partie des trois meilleurs joueurs de National, plus des jeunes d’avenir comme Quellier, Fortes et Moimbé. Ce groupe est-il si mauvais comme certains l’affirment ? »
Qu’est-ce qui ne colle pas, alors ?
« Il faut un peu de temps pour réussir l’amalgame. Durant ce premier mois de compétition on a vu du jeu. Mais il va falloir trouver l’efficacité. En football ça ne tient parfois à rien ».
« On adore, on adhère, puis on déteste »
Comment espérez-vous améliorer les choses ?
« En continuant à travailler, en retrouvant la confiance. Ce groupe manque peut-être d’un aboyeur, d’un catalyseur comme l’ont été par le passé un Denis Arnaud, un Samuel Boutal ou un Christophe Delmotte. Des leaders vont émerger. En fait, ce groupe a besoin d’un plus long vécu ».
Les joueurs sont-ils solidaires du projet ?
« Je le pense. Ils ont été recrutés pour cela et leur engagement semblait clair. J’ai un management participatif. Le dialogue est constant avec l’entraîneur qui est très attristé par notre début de saison. Chez lui, c’est un sentiment de déception qui prédomine. Mais il a confiance dans son groupe même si cela ne se traduit pas encore sur le terrain ».
Des joueurs comme Toudic, Sow, Compan, Marin ont boudé Reims. Pourquoi, selon vous ?
« Toutes les équipes, de L1 ou de L2, ont connu des difficultés durant ce mercato. Aujourd’hui, l’accord entre présidents ne suffit plus, le dernier mot reste aux joueurs. Les pistes Toudic et Sow étaient plus que brûlantes, mais ces joueurs ont brillé avec leur club et ont finalement décidé de rester.
Il y a aussi ce phénomène nouveau qui voit les joueurs préférer l’argent et le confort de la L1 à un challenge en L2. Notre mauvais début de saison a aussi servi de prétexte à certains ».
Vous avez déclaré vouloir laisser votre place à un éventuel successeur. Était-ce sous le coup de la déception ?
« Je pense qu’on mesure mal le travail effectué lors de ces dernières années par le staff dirigeant. Si je suis convaincu que nous vivons dans un contexte passionnel, cela ne signifie pas qu’on doit tout accepter. Je vais bientôt être grand-père et ma famille me suit à 100 % dans le foot. Aujourd’hui, je suis fatigué d’entendre des gens remettre en cause notre gestion. C’est un peu un mal français. On adore, on adhère puis on déteste. Le sport, le foot, c’est de l’irrationnel. On oublie qu’il y a quinze ans le Stade de Reims était en division d’honneur, que des gens ont beaucoup travaillé et travaillent encore d’arrache-pied pour restaurer son standing.
Ceci dit, je ne conteste pas les critiques si elles sont justes et constructives. Mais que ces irréductibles sachent que notre passion est aussi forte que la leur. Depuis plusieurs années avec Olivier Létang, nous nous investissons dans les commissions fédérales, et cette assiduité commence à porter ses fruits. Le Stade de Reims est reconnu et respecté, son développement est apprécié ».
De mauvais résultats à l’approche de l’inauguration officielle du nouveau stade peuvent engendrer de mauvais réflexes…
« On peut essayer de partager les frustrations. Lorsque le Stade perd, nous sommes les plus malheureux de la terre. Mais dès le lendemain, on repart au combat. Mais pourquoi des attaques personnelles ? Je ne suis pas un politicien qui accepte tout avec le sourire. Je suis un bénévole passionné qui œuvre avec son cœur »

Recueilli par Gérard Kancel

stadedereims

Imprimer Recommander Wikio digg

Réagissez

Pour contribuer et recommander vous devez être connecté (création de compte)

Avertissement
Nous vous rappelons que vous avez, lors de la création de votre compte, accepté les conditions d’utilisation du site. Celles-ci proscrivent notamment la diffamation, l’incitation à la haine raciale, l’atteinte aux bonnes mœurs.
Nous vous prions donc de respecter strictement la charte d'utilisation du site www.lunion.presse.fr. A défaut, votre compte sera banni du site.
Voir aussi : La FAQ de la modération

Les dernières contributions


FOUDESPORT

03/09/2008 à 22h18

Il faut être patient. Ce n'est pas facile. Regardons la mésaventure troyenne était-ce la faute du coach ? Et cette année, prenons l'exemple de Sedan, il y a une équipe jeune et volontaire et elle va progresser au fil des matchs. Les gens sont impatients et encore plus à Reims. Même dans les années 70 en feu D1, un petit coup de moins bien et c'était quelques milliers de personnes en moins à Delaune. Monsieur CAILLOT qui est de ma génération doit s'en souvenir...

leinad

03/09/2008 à 14h15

Si le recrutement est très bon, si les joueurs sont des joueurs confirmés, alors où est le problème ? Il ne reste qu'une piste , que nous sommes beaucoup à suivre, l'entraîneur , car ce n'est pas le président qui forme l'équipe, qui la motive et l'entraîne !

alfa51

03/09/2008 à 13h26

Eh oui, Monsieur Caillot a raison, il faut laisser l'équipe se construire et apprendre à jouer ensemble.
J'approuve les propos de Monsieur Caillot et pourtant je ne suis pas un Pro , passionné du Foot, je suis simplement l'actualité.
Si le Management des Hommes et la conduite d'une Entreprise étaient si aisés alors il y aurait que des chefs d'entreprises!
Que les détracteurs " passionnés" essaient un petit peu de prendre du recul, sinon nous reculerons et Monsieur Caillot aura bien raison de passer le cas échéant la Main pour se consacrer à sa Famille et à son Entreprise qui fait vivre de centaines de salariés
Je ne connais pas personnellement Monsieur Caillot, mais je connais la vie de l'entreprise en générale et le dirigeant est toujours critiqué ou en tout cas critiquable, c'est usant, usant !!!

Je souhaite une belle saison au Stade de Reims meme si nous ne sommes pas en haut du Tableau

Un non Passionné ( du Foot ) respectueux du travail

Au passage un petit bonjour également à Fabrice H...pour ses excellentes qualités relationelles avec ses sponsors

FOUDESPORT

03/09/2008 à 12h20

Personnellement, je m'interroge sur les recrues du Stade de Reims. Est-ce une question de budget ou alors le souci est-il ailleurs ? Pourtant, je crois savoir qu'Olivier Letang bosse bien et qu'il est de plus très compétent ... Avec tout le respect que j'ai pour Didier Tholot qui a laissé un bon souvenir au Stade (j'ai participé à la saison 90/91 en contactant Notheaux et Rousseau). Je me demande si c'était le bon moment pour lui de venir à Reims tout en sachant que le Stade c'est un peu notre O.M., le public étant passionné mais déserte aussi vite Delaune qu'il peut le remplir... Courage à Reims.

Droits de reproduction et de diffusion réservés © www.lunion.presse.fr - ISSN 2110-5952