Publié le samedi 15 août 2009 à 01H00 - Vu 1 fois
Maladroit mardi contre Créteil, Odaïr Fortes a su cette fois relever la tête pour inscrire le but du KO rémois.
Christian LANTENOIS
De notre envoyé spécial Mathieu LIVOREIL
APRÈS deux défaites pesantes à Hyères (3-1) et contre Créteil (1-2), Reims a bouclé sa première semaine de championnat par une première victoire de la saison. Obtenue à Gueugnon au terme d'une prestation dense, celle-ci permet aux Marnais de désamorcer un début de saison au parfum de soufre.
Fauré d'entrée
Au stade Jean-Laville, l'élan fut vite Rouge et Blanc. Pressing haut, efforts à la récupération et volonté de mettre du rythme : les vertus tant attendues en venaient à se bousculer. Passé une ouverture du score (4e, 1-0) signée Fauré, la tendance se confirmait. Particulièrement en vue, la triplette Guégan-Tacalfred-N'Diaye, base de la mainmise rémoise, trouvait l'équilibre entre rigueur et spontanéité.
En face, Gueugnon courbait l'échine avec bravoure mais ne semblait pas avoir les moyens de hausser son rythme. L'immuable Tony Vairelles était muselé tandis que Previtali ne profitait pas des rares brèches laissées par Barbier ou Deaux, supérieurs à l'impact. Seul Genghini, fils de Bernard, parvenait par instants à semer le trouble dans son couloir gauche. En vain.
En face, la lourdeur de la charnière forgeronne se révélait chroniquement criante, comme dans son incapacité à contrarier Fauré dans son si précieux rôle de pivot offensif. Après le repos, Gueugnon, faute de mieux, se mettait en surchauffe mais Ferrand éteignait les premières flammes (47e).
Peu à peu, les Rouge et Blanc choisissaient de laisser venir les Bourguignons. Avare en véritables occasions, ce second acte permettait au portier rémois de prendre confiance dans ses sorties aériennes.
Techniquement supérieurs, Reims allait jusqu'à s'épargner une fin de match crispante en pliant l'affaire au terme d'un contre conclu par Fortes (2-0, 84e).
Ferrand prend confiance
Assomés, les locaux n'ont sans doute pas fini de pleurer la rupture des ligaments croisés d'Alessandrini, moteur offensif fauché pour six mois dès la première journée.
De son côté, Reims s'est élancé, avec manière et autorité. Pour évoquer une douce métamorphose, il faudra tout de même attendre que la tendance se confirme vendredi prochain contre Troyes.
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