Publié le vendredi 07 mars 2008 - Vu 2 fois
Le président Jean-Pierre Caillot attend une victoire de son équipe, ce soir (20 heures) à Delaune, contre Boulogne-sur-Mer, un vaillant promu. PHOTO (Angel GARCIA) : Jean-Pierre Caillot (avec Thierry Froger) : « Le groupe a le temps de rétablir la situation ».
Angel Garcia - l'Union de Reims
« Pas de quoi paniquer »
Jean-Pierre Caillot, le président rémois, aborde sereinement le dernier tiers du championnat. Il évoque aussi ses ambitions pour la prochaine saison.
S'ETAIT-IL volontairement fait discret ? Toujours est-il qu'on ne l'entendait guère ces derniers temps. A treize étapes de l'arrivée, alors que son équipe flirte encore avec la relégation, Jean-Pierre Caillot rappelle sans ambages qu'il n'y a nul péril dans la demeure des Rouge et Blanc, que l'inquiétude n'est pas de mise au sein d'un groupe de nouveau solidaire. Calmement, le président du Stade explique que l'objectif annoncé – terminer dans la première partie du tableau – devrait être atteint, et que la saison prochaine marquera l'entame de la phase 3 de sa politique sportive.
Jean-Pierre Caillot, la situation sportive du Stade de Reims vous inquiète-t-elle ?
« Il n'y a pas d'éléments objectifs qui puissent me faire perdre ma sérénité. Il nous reste 13 matches à jouer, dont 8 à domicile. Je dirai que nous avons notre avenir entre nos mains. Même si, en football, on n'est jamais sûr de rien, il n'y a pas de quoi paniquer. »
La position actuelle de l'équipe est-elle conforme à vos prévisions ?
« Ma petite expérience dans le football m'incite à ne jamais tirer des plans sur la comète, à ne pas fixer des objectifs trop élevés. Nous imaginions, c'est vrai, une saison avec une pression nous poussant vers le haut du classement. Aujourd'hui, la constatation est flagrante : comme en Ligue 1, tout le monde peut battre tout le monde.
L'objectif de finir dans le Top 10 n'est pas abandonné, surtout avec 8 matches à disputer à Delaune. D'autre part, il faut mettre en évidence notre solidité à l'extérieur depuis le début de l'année (1 victoire et 3 nuls en 4 matches). On imagine toujours que l'on va caracoler en tête, mais ce n'est pas si simple. Surtout lorsqu'il faut composer avec de nombreuses blessures. »
Vers une nouvelle dynamique
Le fait est qu'on attendait beaucoup mieux de cette équipe devancée au classement par les trois promus (Clermont, Angers, Boulogne)…
« Il est vrai que nous ne serions pas satisfaits de la prestation de ce groupe si le championnat s'achevait ce soir. Mais il a le temps de rétablir la situation et on dressera un bilan fin mai. Quant aux promus, disons qu'ils surfent sur la dynamique de l'accession. Tout semble leur réussir, qu'ils en profitent. »
Toujours est-il qu'on attendait beaucoup mieux de cette équipe…
« Même si on sent naître une certaine impatience, il faut savoir raison garder. L'objectif général était de stabiliser le club en L2. Une fois cette phase de consolidation terminée, et maintenant que la construction de notre enceinte touche à son terme, on enclenchera une autre dynamique, on deviendra plus ambitieux. Je rappelle que notre progression est réelle depuis notre arrivée en Ligue 2. »
Que signifie être plus ambitieux ?
« Viser plus haut. Les gens ne se rendent pas compte de la difficulté d'évoluer dans un demi-stade et du bénéfice qu'en retirent nos adversaires. Le temps joue en notre faveur et il y aura des jours bien meilleurs. »
C'est donc un groupe serein qui…
« Notre progression ne ressemble pas à celle d'un futur relégable et je pense qu'on fera mieux que de décrocher les quatre victoires nécessaires au maintien. »
Qu'attendez-vous de cet affrontement avec Boulogne ?
« Qu'on joue, qu'on se libère et qu'on gagne. Boulogne est une équipe étonnante qui ne lâche rien. On l'a vu récemment contre Amiens et contre nous au match aller. »
Pouvez-vous annoncer que le Stade de Reims disposera d'une équipe plus compétitive la saison prochaine ?
« La refonte de l'effectif est en cours. Les joueurs que nous ne gardons pas sont prévenus. Nous avons fait preuve d'honnêteté envers eux. Les grandes lignes du recrutement sont définies. Sans évoquer le début d'un nouveau cycle, on peut affirmer que la saison prochaine nous entrerons dans la troisième phase de notre projet. Elle fait suite à celle du retour au professionnalisme et à celle de la stabilité en L2. Le groupe sera renforcé et nos ambitions revues à la hausse ».
Recueilli par Gérard Kancel
***
Taïder manque à l'appel
L'ENJEU
A égalité avec 30 points, Reims (14e) et Boulogne (13e) jouent un match important pour le maintien.
Mal récompensé à Delaune alors que ses prestations sont honorables (hormis vingt minutes contre Grenoble), le Stade veut renouer avec le succès. Il lui faudra mettre à la raison une équipe « compacte, généreuse et travailleuse », dixit Thierry Froger. Un promu qui a mis fin, contre Amiens vendredi (2-1), à une série de six matches sans victoire et cinq défaites de rang.
LES CLES
Face à un adversaire revigoré, le Stade devra faire preuve d'initiatives. Dès l'entame, « ce qui est un manque. Nous réagissons bien mais il faut agir », avance Thierry Froger.
De plus, même en l'absence de Nabil Taïder (adducteurs), il faudra soigner les coups de pied arrêtés. L'USBCO est l'équipe la moins rigoureuse dans cet exercice.
LES ADVERSAIRES A SURVEILLER
Au propre comme au figuré, Grégory Thil, le 2e meilleur scoreur de la division (13 buts contre 21 au Havrais Hoarau), est le pivot du jeu en contres des Maritimes.
Attention aussi à l'ancien Amiénois, Christian Kinkela. Percutant, le néo-Boulonnais a inscrit un but et délivré une passe décisive en quatre matches.
PAROLES DE COACHES
Thierry FROGER (Reims) : « La semaine de travail a été bonne. Les garçons sont à la recherche d'une récompense à leur investissement. On s'attend à un match âpre. Il y a de la pression. Ce serait malhonnête de dire le contraire. A nous de la prendre positivement. »
Philippe MONTANIER (Boulogne) : « Ce n'est pas parce que nous avons battu Amiens que nous sommes tirés d'affaire. Avec 30 points, nous sommes encore loin du maintien. Ce serait bien d'enchaîner avec un point à Reims. »
Philippe Launay
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site






Réagissez