Publié le jeudi 23 février 2012 à 11H21 - Vu 6 fois
André Ayew a surgi pour placer un coup de tête victorieux dans le temps additionnel.
Grâce à un réalisme transalpin et une belle force de caractère, Marseille l'a emporté en toute fin match face à l'Inter Milan.
ELIMINÉ l'an passé au même stade de la compétition après avoir concédé le nul (0-0) à l'aller sur sa pelouse, l'OM a pris un avantage qui peut s'avérer déterminant le 13 mars au match retour.
Mais Deschamps avait raison : cette équipe milanaise, qui restait sur quatre défaites et un nul, compte assez de joueurs d'expérience pour relever la tête lors des grands matches. Et un score de parité au coup de sifflet final n'aurait pas été une injustice.
En l'absence de Rémy, blessé à la cuisse et que l'OM espère retrouver d'ici le retour, Brandao, en pleine réussite en ce moment (5 buts en 6 matches), avait été aligné à la pointe de l'attaque. Le Ghanéen André Ayew, meilleur buteur phocéen en C1 (3), occupait le côté gauche tandis qu'Amalfitano et Valbuena complétaient le dispositif offensif.
Traitement musclé
Claudio Ranieri, sur la sellette, avait, lui, réservé quelques surprises. Le milieu néerlandais Sneijder, loin de faire l'unanimité, était finalement aligné tout comme l'Argentin Zarate, qui n'avait plus joué depuis la fin novembre.
Et même si l'OM tentait de faire le jeu, les choix tactiques donnaient raison à l'Italien. Les meilleures occasions de la première période étaient incontestablement pour son équipe. D'abord par Forlan qui, seul, devant Mandanda, après un centre de Cambiasso, tirait au-dessus, aidé par une légère intervention du portier (10e).
Zarate aurait aussi pu mieux exploiter un autre très bon service du même Cambiasso (36e), mais sa frappe était trop écrasée.
Par ses appels de balle incessants, le danger venait aussi le plus souvent de l'Uruguayen Forlan, dont le dernier geste laissait cependant à désirer.
Face à des Interistes qui n'avaient pas connu la défaite à l'extérieur cette saison en C1 (2 victoires notamment à Lille et un nul), les Marseillais se montraient par trop timides. Et maladroits comme sur ce coup franc rentrant tiré par Valbuena et sur lequel trois Olympiens se gênaient (29e).
Sans être génial, l'Inter ne commettait aucune erreur dans sa moitié de terrain. Devant l'impuissance de Brandao à qui les Italiens ont réservé un traitement musclé, Deschamps lançait Jordan Ayew à 20 minutes du terme.
Mais la minute suivante, ce sont les Italiens qui avaient l'opportunité d'ouvrir le score : à la suite d'un long coup franc de Sneijder repoussé par Azpilicueta, Stankovic héritait de la balle mais sa frappe était trop molle.
Dans ces conditions, et malgré une dernière tête d'André Ayew dans les bras de Julio Cesar (89e), Marseille pouvait s'estimer heureux de conserver ce score nul. Mais André Ayew en avait décidé autrement qui reprenait victorieusement de la tête un corner de Valbuena (1-0, 93e) et soulevait tout un stade.
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site











