Publié le samedi 16 mai 2009 à 01H00 - Vu 1 fois
Julio César accroche Kermorgant dans la surface à la 12e minute. Il y avait bel et bien penalty...
Christian LANTENOIS
SI ce n'est pas la mort, ça y ressemble. Reims, qui avait une nouvelle occasion de s'extirper des sables mouvants du bas de tableau, est tombé d'une marche hier.
S'il a bien su contourner une belle équipe de Tours - promu de National qui joue la montée - il n'a jamais pu investir ce château de la Loire pour s'emparer de ses richesses.
n VAILLANT ET BROUILLON
De l'audace, pardi ! Les Stadistes allaient-ils enfin se lâcher ? Mourir pour mourir, valait mieux le faire en ayant tenté un ultime baroud. Pour l'honneur, pour le plaisir de faire plaisir.
Aussi, la première mi-temps des Champenois confirma-t-elle bien leur envie de faire prospérer leur révolution tactique. Une défense à quatre avec, devant, le seul Gamiette à la récupération, et deux vrais ailiers de débordement, Arrache et Fortes.
Ses belles intentions ne parvenaient pas à masquer les imperfections d'un jeu développé dans la précipitation, à l'image d'un Fortes vaillant mais trop brouillon pour profiter des décalages. Le jeu ouvert proposé par les Tourangeaux offrait bien des possibilités à des Rémois moins timorés que ces derniers temps. Mais la lucidité souvent, le manque de discernement parfois, sabotaient leur travail de sape.
Ils allaient bien finir par marquer ce but de la délivrance, pensait-on. La défense tourangelle s'arc-boutait avec une grande détermination et n'hésitait pas à relancer vite et juste, ce qui incitait aussi à la vigilance dans le placement.
n IMPUISSANCE CHRONIQUE
La mécanique rémoise semblait pourtant bien fonctionnée. Encore fallait-il trouver le réglage le plus efficace pour la faire exploser. Kermorgant, capitaine d'un soir, payait de sa personne en se lançant au front avec courage, mais si les occasions se multipliaient, elles demeuraient stériles.
Tours tentait de maîtriser le tempo. L'équipe de Sanchez ne voulant pas reculer, bénéficiait de surcroît d'une once de chance.
Le Stade lui poussait comme un mort de faim, provoquant quelques étincelles vite éteintes. C'était soir d'impuissance.
Quand Châteauroux marquait face à Clermont et Troyes à Metz, Reims peinait de plus en plus à pénétrer la surface de Tours. Avec Fauré, Kermorgant, Gragnic, Sankharé, Thiam aux avant-postes, les Rouge et Blanc tentaient en vain l'impossible.
Incapable d'inscrire un but depuis 400 minutes (en fait depuis la 50e minute contre Brest), le Stade a raté une nouvelle (la dernière ?) occasion de sortir de la zone de relégation.
A l'aller, la défaite concédée à Tours, avait coûté sa place à Didier Tholot.
Hier, Luis Fernandez s'accrochait encore au gouvernail d'un vaisseau fortement ballotté.
Désormais, il faudra battre Strasbourg et Angers et allumer des cierges à la Cathédrale.
Et on n'est même pas sûr que tout cela soit suffisant.
Gérard KANCEL
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Commentaires anonymes
17/05/2009 à 10h54
comme quoi, il ne suffit pas d'un entraîneur "bling-bling" à mi-temps pour faire prendre la mayonnaise;
quelle honte pour nos joueurs qui ont pourtant le plus beau stade de L2!