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FOOTBALL Ligue 2 / Premier pétard mouillé

Publié le samedi 17 janvier 2009 à 01H00 - Vu 10 fois


Lesueur échappe à Martinez. L'international uruguayen marquera contre son camp en fin de première mi-temps.

Lesueur échappe à Martinez. L'international uruguayen marquera contre son camp en fin de première mi-temps.

michel luccioni


De notre envoyé spécial Philippe Launay
QUEL meilleur théâtre que la Corse pour lancer une opération commando ? Le cadre s'y prêtait, le Stade a sorti les armes mais il a perdu la bataille (2-1) et se retrouve à neuf longueurs du premier no n relégable, Sedan.
2009 démarre mal !
A la sortie de ce match qui a peiné à offrir autre chose qu'un duel de bas de tableau, les Rémois avaient raison de rappeler à quel point ils avaient été de vaillants combattants.
Mais, comme le président Caillot, ils pouvaient avoir la « tête dans le seau ».
Martinez maudit
Quand on est un dernier de la classe, la roue ne vient pas à votre rescousse. S'il n'y a rien à redire sur le but d'Asuar (54e), le Stade peut maudire l'ouverture du score venue sur une demi-occasion, un coup du sort.
Un coup de poignard même puisque Martinez trompait son gardien dans le temps additionnel (45e + 2). « C'était dur à encaisser car nous avions eu plus de situations que les Corses », pestait Johan Liébus.
Certes mais les coups de pied arrêtés n'ont débouché sur rien. L'abattage de Gamiette, Kermorgant (touché à la cheville par le rugueux Uras), Pollet ou N'Diaye masquait mal les lacunes des autres.
Il a fallu le bijou d'Asuar (54e) pour que Reims monte d'un cran en agressivité. La seule réalisation de Barbier ne consolait personne. Le fait qu'elle ne soit pas suivie d'une égalisation a soulagé José Pasqueletti : « Les gars ont fait un match séreux mais j'ai tremblé jusqu'à la fin. La pression était terrible. C'était un match important. Reims est dans notre championnat », savourait le coach de l'ACA qui met fin à quatre défaites de rang en L2.
Sans faute à Delaune
Le club corse renvoie surtout le Stade à ses doutes. Lui poursuit sa série de revers (4) et ne voit pas le bout du tunnel.
Pourtant, « dans les duels, les gars étaient là. Ils ont fait ce qui fallait. On a vu de bonnes choses. Il y a des motifs d'espoir », insistait Liébus convaincu que le salut passera par « un bon parcours à la maison ».
Cela commence jeudi contre Strasbourg qui jouera aujourd'hui (15 heures). Le Racing aura un jour de repos en moins. Le Stade, lui, devra récupérer des efforts consentis à François-Coty hier.
Jouer sur un terrain gras après avoir été repoussé pendant deux semaines sur synthétique laisse des séquelles. Il n'y aura pas que le moral à réparer…

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« Je ne suis pas inquiet »

Luis, comment réagissez-vous à ce premier échec ?
« Si notre jeu avait été pauvre, je serais inquiet. Mais, j'ai vu des choses intéressantes. La prestation n'a pas été exceptionnelle mais les garçons ont mis ce que j'aime dans ce match : un état d'esprit, de l'envie. J'ai aimé leur réaction d'orgueil. »
Justement, la première période ne vous a-t-elle pas déçue ?
« Tout n'a pas été parfait mais nous avons eu des situations. Nous avons eu cinq ou six corners. Ajaccio aucun. Après la pause, c'est vrai que nous récupérons le ballon plus haut. On est revenu dans le match. Nous avions une meilleure maîtrise. Non, vraiment, je ne suis pas mécontent. En plus, dans les clubs où je suis passé, j'ai souvent commencé par une défaite. »
Maintenant, il va falloir penser à gagner…
« Il faut que l'on joue comme Ajaccio, avec du cœur et de la générosité. Il y a encore pas mal de point à prendre. Ce match va nous permettre de travailler, de progresser. Sur ce que j'ai vu, je ne suis pas inquiet. Je sais que beaucoup de choses vont se jouer sur les deux prochains matches. On joue Strasbourg et Guingamp à la maison. Il nous faut 4 points minimum… Non, on en veut six. »
Recueilli par Ph.L.

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Pas de cadeau de bienvenue

AJACCIO. - AC Ajaccio bat Stade de Reims 2-1 (1-0). Temps frais. Pelouse abîmée. Eclairage satisfaisant. 2.000 spectateurs. Arbitre : M. Chaoui. Buts : pour Ajaccio, Martinez (45e + 2 contre son camp), Asuar (54e); pour Reims, Barbier (65e). Avertissements: aux Ajacciens Asuar (38e), Uras (69e), Darbion (83e), Debes (89e); au Rémois N'Diaye (75e).
AJACCIO: Debes (cap); N'Diaye (Aubameyang, 46e), Uras, Fournier; Dohin, Guerriero, André, Abou; Darbion, Asuar; Lesueur (Cotoni, 90e).
REIMS : Liébus; Tacalfred, Martinez, Barbier (cap), Fontaine; Kamissoko (Gragnic, 54e), N'Diaye; Kermorgant (Ielsch, 72e), Gamiette, Pollet (Touré, 59e); Fauré.
7e : Darbion lance Lesueur mais, à la limite de sa surface, Liébus dégage du pied.
16e : Fauré déborde Abou et centre à ras de terre. Pollet reprend à 10 mètres de Debes. Son ballon est trop enlevé.
28e : coup franc de Kermorgant dévié. La reprise de Pollet est contrée par Fournier.
33e : long centre de Darbion. Liébus et Tacalfred se téléscopent. Le ballon revient sur Lesueur qui rate la cage vide.
41e : faute de Martinez à 25 m plein axe. La frappe d'Asuar file hors cadre.
AJACCIO 1 - REIMS 0
45e + 2 : faute de Martinez sur Darbion à 30 m le long de la ligne de touche droite. Le coup franc d'Abou est repoussé mais les mêmes acteurs se retrouvent. Le centre de Darbion est prolongé dans ses buts par... Martinez.
45e + 3 : Darbion s'essaie encore de loin mais manque de précision.
47e : déboulé de Fontaine décalé par Gamiette sur la gauche. Le centre du défenseur est dégagé par Uras.
AJACCIO 2 - REIMS 0
54e : cafouillage dans l'axe de la défense. Aux 16 m face au but, Asuar récupère le ballon, se le lève pour une volée qui ne laisse aucune chance à Liébus.
60e : Aubameyang lance Lesueur contré dans la surface par Barbier et Liébus.
61e : coup franc de Kermorgant. Facile pour Debes.
62e : long centre de Tacalfred. Debes se troue mais Kermorgant est repris par André avant de pouvoir tirer au but.
63e : coup franc de Kermorgant. Fauré prolonge de la tête. Sans souci pour Debes.
64e : le match s'anime. Darbion échappe à Fontaine mais son centre, convoité par Lesueur, est dégagé par Tacalfred.
AJACCIO 2 - REIMS 1
65e : faute de main d'Aubameyang. Le coup-franc de Kermorgant est repris au second poteau par Barbier.
74e : Fauré récupère un ballon dans les pieds de André. Gamiette en hérite mais rate largement le cadre.
80e : lancé par Fauré, Touré vient buter sur Debes.
83e : Debes bloque un coup franc vicieux de Gragnic que personne n'a pu dévier.
84e : à 25 m, Darbion sollicite Liébus qui se couche bien.

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Thiam : c'est presque bon
Le transfert de Brahim Thiam à Reims n'est désormais plus du ressort caennais. le club normand a décidé de laisser libre son joueur à la libre disposition de la formation champenoise. Reste donc à trouver un accord entre le joueur et le Stade. C'est ce qui semble presque le plus compliqué car, au départ, Thiam n'était pas particulièrement échanté à l'idée de jouer en L2.
« Que Reims se mette d'accord avec Brahim. Entre clubs, il n'y a pas de problèmes. On le laisse partir, on ne demande rien. A lui de se mettre d'accord pour six mois ou un an et demi, c'est à lui d'en parler », a expliqué Franck Dumas.
ENTRAINEMENT. - Décrassage ce matin aux Thiolettes (10 heures).
FORTES. - Odaïr Fortes, que le club voudrait prolonger, passera mardi sur le billard. Il sera opéré du genou. Son ménisque a été touché le samedi 10 janvier en amical contre Beauvais. Le Cap-Verdien sera absent quatre semaines.
BONNAL. - Pour une fois, Nicolas Bonnal était à François-Coty. L'ancien Stadiste joue toujours à Bastelicaccia (DH Corse). Il a commencé à passer ses diplômes d'entraîneur au Creps d'Ajaccio. Dans le privé, Bonnal a revendu son restaurant pour acquérir un fond de commerce d'articles de sport. Plus exactement uniquement des équipements et accessoires de football.

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