Publié le jeudi 22 janvier 2009
José Pasqualetti, l'entraîneur ajaccien, a-t-il transmis la recette du succès à Luis Fernandez ?
michel luccioni
L'APRÈS AJACCIO
Luis Fernandez espérait mieux de son premier déplacement à la tête des Rouge et Blanc. Sur le plan comptable, mais aussi sur le contenu. À Ajaccio, Reims a concédé sa 11e défaite en 19 matches, la 10e en 11 déplacements. On peut comprendre que le nouveau coach ait souhaité tourner rapidement cette première page.
LA NOUVELLE DONNE
Avec désormais 8 points de retard sur Brest, le premier non relégable qu'il affrontera deux fois, le Stade n'a plus le temps de musarder. « Il nous faut gagner rapidement et ensuite enchaîner pour retrouver la confiance », explique Fernandez.
Le championnat défile et la mission rémoise demeure inchangée : gagner 10 des 19 matches qui restent à disputer.
LUIS PRÉPARE-T-IL UN COUP ?
On peut le penser car c'est dans la nature même de ce coach atypique. Hier, avant le départ pour la mise au vert, Fernandez n'a rien laissé transpirer de ses intentions. Va-t-il prendre les risques nécessaires pour pousser Strasbourg à la faute, ou coachera-t-il en fonction de la physionomie de la partie ?
« On verra. Je n'ai pas le même effectif que Strasbourg. Mes joueurs manquent de confiance et certains de compétition. Ce sera un match de Coupe, un match d'hommes, un moment de vérité. Il faudra être présent. En 90 minutes, tout est possible. Tu peux aligner cinq attaquants et ne pas marquer et ne pas en aligner et marquer trois buts… »
4-2-3-1 OU 4-3-3 ?
La première compo de Luis a surpris, avec Gamiette derrière Fauré et Pollet sur le côté gauche. Ce soir, l'entraîneur stadiste pourrait opter pour deux milieux défensifs (Gamiette et Kamissoko ?) et un quatuor offensif (Mandanne, Kermorgant, Pollet, Fauré). Il pourrait aussi reconduire dans un premier temps le 4-3-3 d'Ajaccio. « Il faut d'abord trouver une bonne assise avant de se lancer à l'abordage ».
Strasbourg ne jouant qu'avec une seule pointe (Kébé), Fernandez pourrait aussi aligner trois défenseurs avec Moimbé dans le couloir gauche.
FURLAN : « CE SERA DUR »
Après avoir pris 6 points sur 6 lors de ses deux premiers déplacements, Strasbourg n'a ramené que 4 points lors de ses 6 derniers voyages. Comme il lui reste 11 matches à l'extérieur, il lui faut donc grappiller chez l'adversaire pour terminer dans le trio de tête. Mais avec 11 points pris en 10 matches, les Alsaciens qui ont perdu de leur superbe, se méfient de cette virée en Champagne.
« On s'attend à souffrir, expliquait hier Jean-Marc Furlan, contacté en 2003-2004 pour diriger le Stade. Désormais, Reims jouera un match de Coupe. Nous le prenons au plus mauvais moment avec ce premier match à domicile pour Luis Fernandez dont l'arrivée pour le très court terme semble être la meilleure solution pour Reims. »
Gérard Kancel
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« Il nous faut un déclic »
Luis Fernandez, qu'attendez-vous de ce match ?
« Cette fois, les conditions sont réunies pour affronter Strasbourg. Depuis notre défaite à Ajaccio, nous nous sommes concentrés sur ce match face à un adversaire qui ambitionne l'accession en L1, même si, comme Metz, il connaît parfois quelques problèmes. Espérons que l'on fasse partie de ces équipes qui lui poseront des problèmes. »
La défaite d'Ajaccio a-t-elle été digérée ?
« Il faut savoir tirer les enseignements d'une défaite et voir ce que l'on peut améliorer. En trois jours, nous n'avons pas eu beaucoup de temps pour tout revoir, mais j'ai quand même senti que les joueurs étaient déjà concentrés sur le match contre Strasbourg. On sait que l'on doit faire un bon match et j'espère que le public répondra présent. On a besoin de le sentir derrière nous. »
D'autant qu'on sait maintenant que le maintien se jouera à domicile…
« Reims n'a remporté qu'un seul succès à domicile lors de la phase aller. Il va falloir faire beaucoup mieux. En fait, il nous faut un déclic, une victoire le plus rapidement possible. C'est la raison pour laquelle ce match revêt une grande importante. Il faut le gagner. »
Pourquoi avoir élargi votre groupe à 18 éléments ?
« Parce qu'on joue à la maison. Ensuite, on peut ainsi disposer d'une certaine souplesse dans le choix des titulaires et des remplaçants. Je souhaite faire aussi tourner l'effectif afin que tout le monde se sente concerné. Faire partie des 18 convoqués, c'est déjà avoir la confiance de l'entraîneur. »
Pourquoi une mise au vert ?
« Que ce soit en France ou en Espagne, j'ai toujours agi de la sorte. Il est important de se retrouver entre nous, de se rapprocher, d'échanger. C'est un moment privilégié pour ressentir l'importance du match. »
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Pollet vote à gauche
David, on peut penser que vous êtes heureux d'avoir rejoué en L2 ?
« C'est sûr, cela faisait un long moment que j'attendais cette opportunité. Ma chance aura été de gagner la confiance du coach qui m'a fait débuter. J'ai tout donné et au bout d'une heure, j'étais un peu cuit mais tellement content d'être là… »
L'attaquant axial que vous êtes a évolué sur le côté gauche. Surprenant non ?
« C'est vrai que ma formation d'attaquant m'a conduit à évoluer en n° 9, mais le coach me fait jouer côté gauche et personnellement ça ne me gêne pas. Si je peux m'imposer et m'installer sur ce côté, ce sera un grand bonheur. »
Comme l'équipe, vous avez vécu un début de saison très difficile avec votre blessure. Comment parvient-on à surmonter ces handicaps ?
« On a manqué de chance sur certains matches et après ça a été un engrenage. Un nouveau coach est arrivé et on espère tous tourner la page et recommencer une aventure moins sombre. J'ai eu une une discussion avec Luis Fernandez, il m'a dit qu'il comptait sur moi pour jouer à gauche. J'ai envie de lui renvoyer cette confiance.
Ça m'était déjà arrivé d'évoluer à gauche en réserve pour compenser un poste. »
Manifestement, il compte sur les jeunes comme vous, Moimbé ou Fontaine…
« Me concernant, il s'est renseigné auprès des dirigeants de Lens et il a eu de bons échos. »
Votre passage à Reims devait vous permettre de relancer votre carrière...
« J'ai joué les cinq premiers matches de la saison avant de me blesser (fissure du péroné) et d'être absent pendant neuf semaines. Je suis parti en centre de rééducation et j'ai bossé dur pour revenir plus fort. L'arrivée d'un nouveau coach a remis les compteurs à zéro et je bosse assidûment pour apporter ma contribution à ce redressement que nous espérons tous. »









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