Publié le samedi 25 août 2007 à 01H00
De notre envoyé spécial Philippe Launay
IL l'attendait depuis décembre 2006. Reims a vaincu le signe indien en s'imposant enfin à l'extérieur. Mérité puisqu'il a inscrit sa première réalisation loin de Delaune et, que pour la première fois cette saison, il n'a pas encaissé de but.
Engagé mais statique
Mérité aussi et surtout car l'équipe a été « combative et solidaire », notait Johan Liébus resté le chouchou en Bourgogne.
Hier en effet, à Jean-Laville, tout ne fut pas rose pour les hommes de Thierry Froger qui totalisent désormais 9 points en 5 matches.
Avant de s'imposer sur un but de Liron, le Stade est passé par toutes les émotions. « On peut mieux faire dans le jeu et l'efficacité offensive », notait le coach pas tout à fait convaincu par le premier acte.
Pendant ces 45 minutes, Fauré et les siens mettaient l'engagement demandé. Ça oui !
Histoire de consolider un milieu qu'il s'attendait à voir éprouvé, Froger avait d'ailleurs placé Baldé, l'enfant du pays, aux côtés de Tourenne, titularisant pour la première fois Cherfa en défense centrale. L'objectif était, aux dires de Froger, « d'être bons dans les duels. Si on laisse le ballon à Gueugnon, ça va être compliqué ».
Du répondant dans les impacts, le Stade en avait donc. Trop même à en juger par les interventions de Baldé. Mais, « on se contentait d'être en place. Offensivement, le porteur n'avait pas assez de solutions. C'était statique ».
Résultat, les Stadistes ne s'approchaient que peu des cages de Peiser même si Fauré alluma la première mèche (5e).
Pas d'euphorie
En seconde période, le rythme ne fut guère plus élevé malgré l'ultime rush forgeron. Solide, le Stade a résisté parfois avec chance (poteau, 60e). « Dans l'animation, la semaine de travail a été excellente, poursuivait Froger. Là, nous n'avons pas assez fait circuler la balle, pas assez fait travailler l'adversaire. Il y avait des bons coups à jouer mais il faut se libérer. On doit gagner en efficacité offensive », concluait le technicien se remémorant le raté de Fauré (92e).
Il n'empêche. Le Stade dispose d'une bonne base de travail. Gagner à Gueugnon reste un gage, « une référence », assure Liébus. « Avec plus de gnaque dans les duels, plus de concentration, nous avons montré que l'on pouvait faire de belles choses. Nous avons eu la réussite mais c'est avec ces détails réglés que nous l'avons provoquée. Maintenant, tout va bien. Mais, il faut rester humble. C'est parfois dangereux quand tout va trop bien… »
Un écueil qui ne semble pas guetter les Rouge et Blanc. Ils ne baignaient pas dans l'euphorie, hier soir. Et l'accumulation des matches, Boulogne mardi et Dijon vendredi, ne permet pas de se laisser griser…
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