Publié le lundi 01 juin 2009 - Vu 22 fois
Stadiste le plus utilisé par le duo Tholot-Fernandez Thomas Gamiette n'a pas grand-chose à se reprocher.
Christian LANTENOIS
IL attendait beaucoup mieux de sa première saison en Ligue 2 et sa frustration est à la hauteur de ses espérances. Le Parisien Thomas Gamiette tire un bilan mitigé de son année champenoise, estimant que, collectivement, le Stade de Reims a failli.
Que peut-il en tirer comme conclusion ? L'envie d'aller voir ailleurs ? Sous contrat, le milieu défensif doit discuter avec ses dirigeants.
Retour sur une saison à oublier.
n Le match le plus abouti
« Strasbourg à domicile. Ce soir-là, tout a fonctionné comme nous l'avions prévu, aussi bien sur le plan défensif que sur le plan offensif. C'était le premier match retour à domicile et je pense que c'est cette victoire qui a vraiment lancé notre année. Le coach débutait à la maison et ce succès annonçait un avenir radieux ».
n Le match le plus nul
« Amiens à domicile. Un match largement à notre portée. Ce fut le contraire de Strasbourg. Rien ne marchait. On avait ramené un bon match nul de Montpellier le lundi précédant, mais l'état de fraîcheur ne peut être retenu comme une excuse. Je pense que dans nos têtes on était sans doute un peu trop confiant après notre bonne prestation montpelliéraine. On s'est endormis sur nos lauriers alors que c'était le moment de confirmer face à une équipe qui jouait dans la même cour que nous.
On a tout connu au cours de ce match : des blessures, un carton rouge… »
n Le match le plus facile
« Dans notre situation, il n'y a eu aucun match facile. Si ce fut le cas c'est que nous l'avons rendu facile. Je pense au match contre Bastia à domicile. On marque très tôt et les Corses ne se procurent aucune véritable occasion ».
n Le match le plus difficile
« Metz à Delaune. Un adversaire coriace qui nous a baladés pendant une mi-temps et qui marque alors qu'il y a une grosse faute sur Johan. On finit par égaliser. Mais on a souffert face à des Messins techniques, bien en place et solides.
Je pense aussi au match contre Nîmes, toujours à domicile, que l'on gagne à la 94e minute ».
n Votre meilleur match
« Les deux matches contre Boulogne je me suis senti à l'aise. Notre jeu était fluide et on avait la réussite. Personnellement, j'étais dans le rythme.
Il y a aussi le match contre Vannes où j'ai été plus offensif qu'à l'accoutumée ».
n Votre plus mauvais match
« Contre Bastia. À l'aller comme au retour. Peut-être une équipe qui ne me réussit. J'étais en difficulté, dans l'incapacité d'adresser deux passes justes. Dans ces cas-là, plus on insiste, plus on se force, moins ça va ».
n Votre meilleur souvenir
« La fin du match contre Nîmes. Le temps défilait, on savait l'importance d'une victoire. On a joué le tout pour le tout en balançant tous les ballons dans la surface nîmoise. On se dit qu'avec un peu de chance, les défenseurs peuvent commettre une maladresse dont on pourrait profiter. Et cette reprise de Brahim qui fait mouche. Le soulagement, la délivrance. On est heureux ».
n Votre plus mauvais souvenir
« Ma suspension contre Sedan. C'était le derby, Delaune était bondé. Déjà, j'avais les boules de ne pas jouer, et en plus le derby… J'étais dans les tribunes, nerveux. J'encourageais les gars, c'était dur ».
n Le match le plus stressant
« Troyes à domicile. Un adversaire direct pour le maintien, un match que l'on doit absolument gagner, un enjeu capital après notre défaite à Clermont. On était comme paralysés. On essayait, on tentait, on s'encourageait, on s'engueulait, rien ne marchait comme on le souhaitait. À un moment, on essaie de forcer la décision individuellement. En plus, Troyes était largement prenable. On avait l'impression qu'on aurait pu jouer des heures sans pouvoir marquer ».
n Le tournant de la saison ?
« À mon avis, notre saison se joue sur deux matches que nous n'avons pas su gagner : Clermont et Troyes. deux concurrents directs que l'on affronte à cinq matches de la fin de la saison. Il nous fallait au moins une victoire, sachant qu'on venait de remporter le match à rejouer contre Brest. On ne prend qu'un point. C'était cuit ».
Recueilli par Gérard KANCEL
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