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Football (Euro-2012) / Quel destin pour Blanc ?

Publié le mardi 26 juin 2012 à 11H00 - Vu 73 fois



Laurent Blanc doit-il rester à la tête des Bleus ? La question de la prolongation du contrat du sélectionneur national mérite d'être posée après l'élimination des Bleus à l'Euro. Et la réponse a été repoussée à début juillet…

L'AVENIR de Laurent Blanc paraissait scellé. Après une bonne préparation marquée par trois victoires puis deux premières rencontres prometteuses à l'Euro-2012, il ne faisait aucun doute que le sélectionneur prolongerait l'aventure jusqu'au Brésil. Deux défaites et un clash dans le vestiaire plus tard, l'impression laissée n'est plus la même, ni sur l'état d'esprit ni sur le jeu proposé. Le doute est permis.
n Deux ans bien négociés
La première partie du bilan de Laurent Blanc est positive. Il avait pour mission de reprendre en main une équipe de France en dessous de tout, traumatisée par la crise de Knysna et avec des perspectives plus que douteuses. Le « Président » a su apaiser les tensions, redonner vie à un groupe, qualifier les Bleus pour l'Euro-2012 et, au passage, réaliser une série de 23 matches sans défaite en s'offrant le scalp du Brésil, de l'Angleterre ou encore de l'Allemagne.
Il avait alors redonné confiance en cette équipe de France en optant au passage pour une philosophie de jeu plutôt alléchante, car portée sur l'offensive. Il convient également de mettre à son crédit d'avoir su récupérer Franck Ribéry et Karim Benzema quand ils étaient clairement en marge. Leurs qualités respectives représentent encore l'avenir de la sélection malgré une phase finale très moyenne, surtout pour le Madrilène.
n L'Euro-2012 a tout gâché
Le regard sur cet Euro-2012 a évolué au fil de la compétition. Le premier match nul contre l'Angleterre (1-1) n'avait rien de catastrophique, d'autant qu'il a été suivi par une victoire rassurante contre l'Ukraine (2-0). A ce moment-là, Laurent Blanc devenait intouchable et les perspectives semblaient enfin intéressantes. Mais si le sélectionneur a avoué avoir senti son groupe se relâcher à la veille du duel face à la Suède (0-2), son discours mobilisateur axé sur l'importance d'un match à l'Euro et accessoirement sur le côté primordial de la victoire pour éviter de croiser l'Espagne en quarts de finale a été totalement sans effet. Les attitudes de Hatem Ben Arfa ou encore de Samir Nasri l'ont renvoyé dans les cordes et ont saboté une partie de son autorité.
n Une tactique à revoir
Là aussi, les questions ne manquent pas. Laurent Blanc a fait de son schéma à une pointe sa religion avec les Bleus. Il a soutenu sa charnière Mexès - Rami contre vents et marées. Une attitude qui lui avait donné raison avec Benzema et Ribéry. Plus globalement, si on a pu comprendre, à défaut d'adhérer, sa volonté de changer ses hommes en fonction des adversaires, cela n'a pas toujours payé, loin de là. Quand les Bleus avaient besoin de vitesse pour exister, il a préféré garder Nasri qui ralentissait manifestement le jeu. Tout son vestiaire n'a pas dû comprendre. Et quand il a modifié ses plans concernant le Citizen, c'était face à une équipe d'Espagne qu'il idéalise et contre qui il a placé Debuchy milieu droit. Un choix défensif qui n'a pas été payant puisque le but est venu de ce côté. Au-delà de ce choix, il n'a pas su demander à son équipe d'oser contre l'Espagne, elle a été trop attentiste en première période, alors qu'il aurait parfois fallu leur « rentrer dedans ».
n En a-t-il envie ?
La question n'est pas si farfelue. Laurent Blanc aime la vie de sélectionneur car elle lui laisse du temps libre ainsi qu'une vraie liberté de mouvements. Mais il n'est sans doute pas prêt à toutes les concessions. Le discours de Noël Le Graët autant que la proposition financière le concernant, ainsi que les changements opérés dans le staff auront des répercussions directes quant à sa décision finale.
Certains clubs peuvent également être à l'affût et intervenir rapidement…
n Qui en cas de refus ?
On le sait, Noël Le Graët, s'il considère Laurent Blanc et le travail effectué, n'est pas, pour autant, son fan numéro 1. En l'absence de continuité, il y aurait un choix délicat à faire.
Pour les qualifications au prochain Mondial, d'une part, mais également en vue de sa réélection à la présidence de la FFF en décembre. Le nom de Paul Le Guen a résonné ces derniers mois. On peut également, sans trop se tromper, imaginer un Didier Deschamps, dont l'avenir à l'OM est incertain, prendre très au sérieux une telle proposition.
Certains s'interrogent également sur l'opportunité de faire appel à un sélectionneur étranger. Une option cependant très incertaine.

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