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Football (Euro 2012) / La sérénité retrouvée de Laurent Blanc

Publié le mardi 19 juin 2012 à 11H00 - Vu 35 fois


Les Bleus reprennent des couleurs et ce qui n'est pas pour déplaire à Laurent Blanc…

Les Bleus reprennent des couleurs et ce qui n'est pas pour déplaire à Laurent Blanc…


Après deux matches disputés à l'Euro, l'équipe de France est redevenue une référence pour faire oublier la débâcle au Mondial sud-africain en 2010.

IL y a deux ans, sur la route de Polokwane à Johannesburg, alors que nous roulions en compagnie de deux confrères belge et luxembourgeois, au lendemain de la défaite des Bleus contre le Mexique, un policier avait vérifié nos papiers. « French ? Oh, sorry ! » Désolé, c'est nous qui l'étions après la pantalonnade de Knysna en rejoignant un groupe qui se rendait au cap de Bonne Espérance. Nous avions dit « Français » du bout des lèvres. Il y avait deux Américains, un Anglais, un Portugais, un Sud-Africain et deux Algériens qui nous avaient lancé : « Mais qu'est-ce qu'il lui arrive à notre équipe de France ? » Hier, en débarquant à Kiev, nous avons croisé des dizaines de Néerlandais la tête basse. Et puis Trevor Steven, l'ancien international anglais de l'OM qui bosse pour la télé irlandaise. « Hey, my friend ! Vraiment pas mal tes Français ! »
Outsider
En deux ans, 23 matches sans défaite mais surtout une entame d'Euro généreuse et ponctuée par un succès foudroyant sur l'Ukraine, l'équipe de Laurent Blanc a su redonner une certaine crédibilité au foot français. « Mais, vous savez, j'ai remarqué qu'on tenait l'équipe de France en plus haute estime à l'étranger que dans son propre pays », faisait remarquer récemment Laurent Blanc. Non sans se contredire lui-même, car il lançait quelques minutes plus tard : « Nous ne pouvons pas être favoris de notre groupe, la France n'est plus parmi les nations au sommet du foot européen, lors du tirage au sort, nous étions dans le quatrième chapeau. »
Preuve évidente qu'en France, on ne se trompait pas tout à fait en ayant conscience des limites des Bleus. S'ils les dépassent aujourd'hui, tant mieux. Une certaine philosophie basée sur le jeu est passée par là. Le match contre l'Ukraine, que tous les autres participants à l'Euro ont pu suivre à la télé, a peut-être marqué les esprits.
« Quand nous sommes dans nos chambres, nous regardons les matches, et les autres font pareil, explique Yann M'Vila. Gagner c'est un fait, mais bien jouer, c'est quelque chose de plus. Les regards des autres changent. Il y en a qui feront abstraction de ça, mais j'espère qu'on va faire peur à certaines équipes. » Il va falloir y ajouter de la constance, de la régularité pour faire peur, mais le statut d'outsider peut convenir aux jeunes Bleus, comme l'explique Gaël Clichy, habitué, à Manchester City aux regards étrangers sur le foot français.
« L'Espagne domine depuis quelques années et l'Allemagne a démontré qu'avec sa nouvelle génération, elle fait mal en ajoutant le talent de ses attaquants à sa solidité habituelle. On ne peut pas nous voir comme un favori, mais sur les deux derniers matches, nous avons montré que nous étions là. Nous serons certes jugés à la fin de l'Euro, en fonction de notre parcours, mais nous sommes heureux de montrer que l'équipe de France retrouve des couleurs. Nous manquons d'expérience, mais nous avons de l'insouciance qui fait que personne n'a peur et que tout le monde a envie de donner un peu plus. » Garder cette fraîcheur que symbolise Clichy, sans tomber dans la suffisance de ses prédécesseurs, c'est sans doute un élément-clef pour que les Bleus soient tenus en haute considération.
Mario ALBANO (agence de presse GHM)

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Les dernières contributions


déboussoler

20/06/2012 à 09h10

Ne perdons pas le Nord.
Après les prétentieux prétendants à beaucoup de prétentions, l'on retrouve les mêmes quoique qu'il en dise. Faudra lavé plus BLanc , lui qui ressemble à Domenech - nouveau - pas si sur. La prestation contre la Suède est à mourir de rire...Qu'ils retournent tous dans un bus, qu'ils rendent leurs millions ces fainéants. Aucune envie, rien, un collectif de deux voir trois joueurs. Une honte pour le sport en général. Ou sont les valeurs du sport là-dedans. Les consultants se gardent bien de jugés - "france molle".
Gardons tout se fric pour les petits clubs, les gens dans bas, les bénévoles qui oeuvrent pour construire un petit truc ...une équipe nationale, c'est pas obligatoire après-tout...Des stars du foot ces gens - à l'étranger sans doute- faisons jouer des joueurs qui jouent en ligue 1 ( en France) y'en a qui valent largement tous ces pédants...construire un collectif - Blanc est un zéro...
Ne perdons pas l'idée première du sport.
Ne perdons pas le Nord.

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