Publié le dimanche 01 novembre 2009 - Vu 1 fois
« C'est peut-être mieux que nous ne soyions pas favoris », explique Cédric Fauré qui souhaite qualifier son équipe.
Christian LANTENOIS
CEDRIC, Reims peut-il se relever après la défaite subie mercredi à Fréjus ?
« Toute série a une fin. Cette défaite met un terme à un beau parcours en championnat. Maintenant, on va s'atteler à rebondir en Coupe. En jouant rapidement, on évitera de se focaliser sur ce revers qui ne remet rien en cause. »
Est-ce Fréjus qui a bien joué ou Reims qui a mal joué ?
« Je pense que nous n'avons pas été bons. Il ne faut pas se voiler la face. Nous n'avons pas réédité nos dernières prestations. Nous n'y avons pas mis l'envie et la détermination qu'il fallait. Fréjus ne nous a pas été supérieur techniquement, mais plutôt mentalement. Et on sait bien que dans ce championnat si on n'y est pas mentalement, on passe à travers. C'est ce qu'il s'est produit. »
L'occasion était belle pourtant…
« On ne va pas tout remettre en cause. Il s'agissait d'un match bonus qui nous aurait permis, en cas de succès, d'intégrer le trio de tête. On perd, mais notre classement n'a pas changé. Nous sommes toujours 4e à 1 point du 3e. Sans ce revers, on serait là à se dire que nous sommes toujours bien placés et que nous réalisons un beau parcours.
« Sur un match tout est possible »
Maintenant, il faut penser à la suite. A Troyes, mais surtout aux deux déplacements suivants, à Plabennec et Moulins. Si nous ramenons 4 ou 6 points, on oubliera vite Fréjus. »
Il faudra, cette fois, être performant loin de Delaune…
« Oui, mais on a déjà démontré qu'on pouvait aussi gagner à l'extérieur. On y est un peu moins performants, mais Fréjus mis à part, on sait être solides. Pour cela, il faut jouer pour gagner. »
Se rendre à Troyes, il y a sans doute rendez-vous moins délicat pour une réhabilitation.
« Après notre prestation de Fréjus, nous avons à cœur d'avoir une réaction. Troyes, c'est vrai, est une bonne équipe et on ne cache pas que ce sera difficile. Mais on s'y rend avec l'espoir et la conviction de passer ce tour. »
Une fois n'est pas coutume, vous ne serez pas favoris.
« C'est vrai et c'est peut-être mieux. Il suffit de regarder le classement pour se rendre compte qu'aujourd'hui Troyes nous est supérieur. »
Avoir battu l'Estac en championnat ne vous offre-t-il pas un petit avantage psychologique ?
« On peut voir ça de cette façon. Sur un match, tout est possible. On a vu récemment le Real Madrid se faire étriller par une D3. Il n'y a pas un si grand écart entre les deux équipes. Il s'agit d'un match couperet qui exige de jouer pour se qualifier. C'est forcément différent d'une rencontre de championnat. »
Recueilli par Gérard KANCEL
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